ÉTUDE DE LA COMMUTATION A VIDE ET EN CHARGE
machine à vide : L^ correspond au cas où les balais sont calés à la
Kig. 446.
Courbes de potentiel des balais caractérisant l'allure du champ de coinmutution.
Courbe A Commulation à densilé conslante de couranl, chainp théoriquement exacl ; e^ =■ 0.
— B| Sous-eommulalion ) Cliamp trop faible.
— bf Commutation relardée ] et négalir.
— Ci Sur-commutation \ Qiamç trop intense.
— C« Commutation avancée S et positif.
— Dl Commutation d'abord avancée, puis retardée. Champ trop intense au début de la com-
mutation, et trop faible à la un. ex d'abord positif, puis négatif.
— D« Commutation d'abord retardée, puis avancée, et d'abord négatif, puis positif.
zone neutre; L^, à un décalage dans le sens de la rotation d'une génératrice ; et L 2, à un décalage de génératrice en sens inverse.
107. Étude de la commutation à vide et en charge. — Si les balais sont disposés de telle façon que, à demi-charge, la courbe
de potentiel soit aussi plate que possible et reste exclusivement positive ou négative, les courbes de potentiel des balais, en charge, présenteront, en général, un retard dans le phénomène de la commutation ou une sous-commutation. Ce retard sera d'autant plus petit que le champ variera moins en charge et que la perméance au flux transversal sera elle-même plus faible. Un autre critérium de la correction de forme de l'épanouissement polaire est fourni par la courbe de potentiel à vide relevée pour le calage et l'excitation de demi-charge, qui, si le champ varie très brusquement, présentera de grandes difi'érences de potentiel du côté du bec de sortie des balais.
Il suffît donc, pour se rendre compte expérimentalement de la commutation, de relever les courbes de potentiel à vide, à demicharge et à pleine charge pour le calage des balais qui donne, à demi-charge, une commutation à densité de courant sensiblement constante. On trouve ce calage très simplement par une expérience préalable, en faisant fonctionner la machine à demi-charge sous son excitation normale et en recherchant, pour divers calages de balais, la courbe la plus plate possible. Moins alors, pour ce même calage et à pleine charge, la courbe de potentiel s'écartera, comme allure C4iractéristique, de celle obtenue à demi-charge et plus, en outre, se montreront faibles les différences de potentiel, présentées par les courbes de potentiel relevées à vide, plus le champ sera stable et mieux la machine satisfera à la condition d'une marche sans étincelles avec les moindres pertes au contact du collecteur*.
Il n'est pas possible d'opérer directement une séparation absolue, quant aux variations de champ qui se manifestent par l'allure des courbes de potentiel, entre la portion attribuable à la forme de l'épanouissement polaire et celle qui est due à la disposition particulière des fils sur l'armature.
L'influence de la self-induction et de l'induction mutuelle des bobines d'armature qui se trouvent en court circuit est toujours faible, entre la marche à vide et la pleine charge, dans le cas des
* Dans tous les cas où les variations du champ entre la demi-charge et la pleine charge ou à vide sont importantes, il se produit de grandes pertes au collecteur pour le calage exact des balais correspondant & la demi-charge (Tome I. p. 544). En déterminant les différentes pertes et le rendement on devra se préoccuper du calage des balais pour lequel les pertes au collecteur doivent être relevées.