ALLURE DU CHAMP ET COURANT DE COMMUTATION
avant la fin du court circuit. La machine présentait, dans ces conditions, une tendance très particulièrement marquée à étincelles ; la différence de potentiel au bec de sortie atteignait 0,243 volt.
Avec / = 40 ampères, pour le calage des balais à la position H, le champ est sensiblement correct. La courbe de courant de commutation relevée expérimentalement montre incidemment, dans le troisième quart de la période, un léger retard dû précisément à la faiblesse du champ dans cette partie. Avec ce calage des balais on rencontre justement le casoii, pour la demi-charge /= 40 ampères, la commutation s'effectue à peu près à densité de courant constante. Pour des charges inférieures, / = 20 ampères, par exemple, il y a surcommutation correspondant au champ additionnel positif à la fin de la période de commutation; pour des charges supérieures à 40 ampères, par exemple pour / = 84 ampères, il y a production d'un courant additionnel négatif et relativement faible, qui correspond à une f. é. m. additionnelle négative au début de la période de commutation. On peut suivre nettement ici la variation du champ entre les marches à vide, à demicharge et à pleine charge. Ces variations entre la marche à vide et la marche à demi-charge et entre celle-ci et la pleine charge ne sont cependant pas égales, ce qui est dû au champ très brusque de la machine considérée, pour laquelle a = 0,77.
A ce calage des balais la machine fonctionnait sans étincelles entre 84 et 20 ampères ; a vide, elle se comportait moyennement à cet égard.
Si la machine fonctionnait en réceptrice, avec le calage I des balais, dans les mêmes conditions, la f. é. m. pendant la durée de lacommutation devrai t suivre la courbe ponctuée de la figure 444 c I afin que la courbe de commutation variât linéairement avec le temps. La courbe de commutation montre également ici un retard du phénomène de commutation correspondant au champ faible.
La courbe du courant de commutation de la figure 444 c III avec /= 40 et 60 ampères pour la position III des balais montre l'allure caractéristique d'un champ de réceptrice à variation très rapide. La commutation s'effectue d'abord très brusquement, en raison du champ intense ; pour / = 40 ampères elle atteint une valeur maxima i = 26 ampères, puis elle s'abaisse en raison de
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Taffaiblissement soudain du champ et n'atteint sa valeur finale que peu avant la fin de la période de commutation (Voir tome I, p. 341). La machine fonctionne en réceptrice, pour la position III des balais, sans étincelles entre / = 0 et / = 60 ampères, et travaille à la limite des étincelles pour / = 93 ampères. La variation du champ due à l'aimantation transversale est ici manifestement bien inférieure à celle constatée dans la marche en génératrice.
106. Détermination de l'allure du champ de commutation d'après les courbes de potentiel des balais. — Ainsi qu'il résulte tant des exemples précédents que de la vérification par de nombreux essais avec des balais métalliques et avec des balais de charbon, les courbes de potentiel des balais présentent toujours l'allure caractéristique prise par la courbe du courant de commutation sous l'influence du champ réalisé en chaque cas dans la zone de commutation. Il a été également démontré par ces expériences que l'allure du courant de commutation dépend tout d'abord de la grandeur et du sens de la f. é. m. additionnelle (Voir tome I, p. 345).
Dans tous les cas où la valeur instantanée i du courant de commutation devient supérieure à celle du courant i, dont la commutation doit être opérée (î>i,), la courbe de potentiel prend des valeurs aussi bien positives que négatives. Dans les phénomènes de commutation pour lesquels les valeurs instantanées t du courant de commutation sont inférieures ou égales à i, (i ^ i,), les courbes de potentiel sont uniquement positives ou négatives suivant la polarité des balais pour lesquels ces courbes sont relevées.
Dans la figure 446 sont réunies quelques courbes de potentiel caractéristiques prises au balai négatif et correspondant aux allures normales des courbes de courant de commutation. Les potentiels marqués -{- et — se rapportent toujours au potentiel des balais.
Les courbes Dj et Dj correspondent à des champs de commutation à variation trop brusque, D, dans une réceptrice, et D^ dans une génératrice.
Les courbes L^, L^ et L, sont les courbes de potentiel pour la