COUPLAGE EN PARALLÈLE DE GÉNÉRATRICES COMPOUND
l'un, on commence par fermer les interrupteurs Sj du fil d'équilibre et Sj des barres positives (fig. 457), de telle sorte que Tenroulement en série de la nouvelle machine reçoive du courant des machines déjà en service. On règle alors son excitation en dérivation pour donner à son armature la même tension qu'aux autres machines, et Ton ferme enfin l'interrupteur S^ sur les barres négatives. Les trois interrupteurs sont alors fermés. Ce procédé a été indiqué par Mordey *.
Un autre moyen également pratique consiste à exciter d'abord la nouvelle machine uniquement par son enroulement en dérivation, de manière à l'amener à la môme différence de potentiel aux bornes que les autres, puis à fermer simultanément les trois interrupteurs solidaires d'une même manette. Si le fil d'équilibre n'aboutit pas au tableau, on en ferme d'abord l'interrupteur S,, puis les deux autres S, et S, en même temps, ce qui finalement aboutit toujours k la fermeture commune des trois interrupteurs.
Le premier procédé décrit ne détermine absolument aucune modification dans la répartition des courants lors de la fermeture du dernier commutateur; car la tension est la même pour toutes les armatures et toutes les bobines en série portent une fraction du courant de ligne proportionnelle h leurs résistances respectives. La machine ainsi nouvellement accouplée ne participe pas à la fourniture du courant dès le début, mais seulement quand on a légèrement renforcé son courant d'excitation dérivée, en affaiblissant en même temps celui des autres. Ladite machine fonctionne en effet absolument comme une machine en dérivation et son couplage ne peut donner lieu à aucune hésitation de charge entre les machines, autrement dit à aucune action pendulaire.
Ce mode d'accouplement a en outre l'avantage de permettre d'assurer toujours à la machine la polarité voulue, puisque, en mettant en court circuit ou découplant l'enroulement dérivé, on couple l'enroulement en série seulement. Il offre, par contre, cet inconvénient que, le couplage des bobines en série précédant celui de l'armature, il en peut résulter une chute de tension sur le réseau. On met, en effet, ainsi en parallèle avec l'enroulement en
* s. -P. Thompson, Les Machines dynamo-électriques, troisième édition française, page 790.
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série de la machine déjà en service un nouveau circuit, dans lequel circule alors une partie du courant de lig^ne, d'où réduction du courant dans les autres bobines en série, et, par suite, diminution d'excitation des autres machines et cliute de tension au lableau. La grande self-induction des bobines en série ainsi couplées agit cependant favorablement en ce qu'elle s'oppose à Taccroissement du courant dans les bobines à coupler et à son affai* blissement dans celles déjà en service, de sorte qu'on a le temps de prévenir, en réglant l'excitation, une trop forte chute de tension sur le réseau. L'oscillation de cette tension diffère, naturelle-" ment, suivant l'intensité du compoundage et le rapport de la résistance de la bobine à coupler à celle des autres. Cet effet est sur^ tout sensible avec les machines fortement surcompoundées dans lesquelles l'enroulement en série contribue pour une part relativement importante à l'excitation, ou lorsquMl s'agit de coupler une forte machine à faible résistance de bobines inductrices en série avec une machine plus petite dont l'enroulement en série est relativement plus résistant.
Avec le second procédé de couplage on évite, tant que la machine n'est pas surcompoundée, cette oscillation dans la tension du réseau. En même temps que le courant croît dans les bobines en série de la machine en couplage, son armature participe en effet à la fourniture du courant, tandis que la charge des autres machines diminue d'autant, si bien que l'affaiblissement de leur excitation se trouve compensée par la réduction de leur chute de tension.
Il y a cependant ici encore une chute de tension avec les machines surcompoundées. Le surcompoundage se trouve en effet réduit de moitié, puisque dans le couplage en parallèle de deux machines le courant de ligne, sans être influencé par ce couplage, est réparti entre les deux enroulements en série.
En ce qui concerne les réseaux à différence de potentiel constante, ce dernier mode de procéder paraît donc plus avantageux que celui décrit en premier lieu. Il a néanmoins l'inconvénient de donner lieu à des oscillations de charge entre machinesbrusquement mises deux à deux en service ou retirées du circuit et à un mouvement pendulaire des machines motrices. Cette méthode est