COUPLAGE EN PARALLELE DE MACHINES EN DERIVATION
mise en marche. Cet inconvénient est évité quand le circuit d'excitation est fermé sur les barres omnibus. En renonçant à l'emploi
Fig. 453.
Schéma de couplage de génératrices en dérivation avec interrupteurs bîpolaiies.
d'un interrupteur bipolaire on peut encore prendre l'excitation
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Fig. 454.
Sciiéma de couplage en parallèle de génératrices en dérivation par interrupteurs unipolaires.
sur les barres omnibus et n'employer néanmoins que trois conducteurs entre la machine (I) et le tableau (II), comme l'indique le schéma de la figure 455.
CHAPITHE VINGT-NEUVIEME
Si les machines fonctionnent en parallèle avec des accumula-* leurs, il convient, pour éviter une inversion de courant dans l'armature, d'employer un interrupteur à minima (Min-A). Gomme on le voit sur la figure 455, l'excitation est alors toujours prise avant l'interrupteur, car l'expérience a montré que la polarité des ma-
Fig. 455.
Génératrice en dérivation couplée en parallèle avec une baUcrie d'accumulateurs.
chines peut être facilement inversée par le retour du courant des accumulateurs. Le schéma indiqué pai'e évidemment à cet inconvénient, puisque les inducteurs reçoivent toujours un courant d'aimantation de sens convenable.
La suppression de l'excitation s'opère comme il a été dit précédemment, pages 496 et 644.
113. Couplage en parallèle de génératrices compound. — Les machines compound se comportent, en ce qui touche directement la marche et le couplage en parallèle, un peu moins avantageusement que les génératrices en dérivation; ici, en effet, la f. é. m. induite des machines dépend de leur charge et varie avec elle, une augmentation du débit ne correspondant pas à une plus grande chute de tension.
Supposons deux machines exactement compoundées, dont les différences de potentiel aux bornes restent absolument constantes quelles que soient leur charge et la vitesse angulaire de la machine motrice ) ces machines travaillant en parallèle suivant le couplage
COUPLAGK KN PAHALLKLK DE (;ÉNÉRATRICKS COMPOUNL) 647
indiqué par la figure 45G. On voit immédiatement qu'il y a impos* sibilité complèloà cet état de choses, puisque chaque machine peut fournir un courant absolument quelconque et que la charge peut se répartir tout à fait indifféremment entre les deux machines. Si, par exemple, Foxcitation en dérivation de Tune des machines se trouve, pour n'importe quelle cause, un peu supérieure à celle de l'autre, la première prend aussitôt toutes la charge et envoie, du
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Fig. 456.
même coup, du courant dans la seconde qui dès lors fonctionne en réceptrice. Le courant dans les bobines en série de cette dernière est ainsi inversé et compense de plus en plus l'excitation en dérivation pour arriver finalement à passer directement dans la seconde machine en question. Un compoundage précis de ce genre n'est guère possible non plus (Voir tome I, p. 499), et notre hypothèse ne correspond qu'au cas limite ; on se rend néanmoins compte aisément de ce qu'il peut se produire d'importants déplacements de charge, si les machines ne sont pas exactement compoundées, lorsqu'on veut les faire travailler en parallèle avec le couplage indiqué.
Pour prévenir cet effet, on dispose, comme l'indique pour trois machines couplées en parallèle la figure 437, im conducteur d'équilibre (A-L) qui relie les points A, A^, A^ d'attache des enroulements en série et de Tarmature de toutes les machines et couple ainsi en quantité la totalité des enroulements en série. Une inversion de courant dans l'enroulement en série est ainsi rendue impossible et les vacillations d'intensité des armatures se trouvent supprimées, puisqu'une variation du courant d'armature dans une machine se répercute sur les excitations de toutes les autres. La
CHAPITRK VINGT-NEUVIKME
somme des courants engendrés dans Tensemble des machines se répartit ainsi entre toutes les bobines en série suivant leurs résistances, et chaque machine participe alors individuellement et dans la mesure où elle le doit à la fourniture du courant total. Si, par exemple, deux machines étant d'ailleurs absolument semblables.
Fiff. 457.
Sch(»ma do couplage de gônuralricos compound*
Tune présente un enroulement en série de résistance supérieure à celle de Tenroulement correspondant dans l'autre machine, le courant circulant dans la première sera un peu moindre. L'excitation de cette machine sera ainsi inférieure à celle de Tautre et son armature fournira, par suite, aussi un courant d'intensité moindre. Les résistances des connexions entre les points A, A,, A^ du conducteur d'équilibre et B, B,, B^^ des barres omnibus positives doivent dès lors toujours se compenser de telle sorte que le courant se répartisse entre les enroulements en série suivant l'importance relative du rôle contributif de chaque machine. Le fonctionnement correct en parallèle n'est possible que dans ces conditions. A cet effet on intercale des pièces résistantes spéciales R, telles que des rubans denickeline, dans les conducteurs qui relient les bobines en série et ont une résistance relativement faible. Quand cette compensation est correctement réalisée, les génératrices compound fonctionnent en parallèle aussi bien que les machines en dérivation. Deux procédés différents permettent d'accoupler une machine compound avec une autre fonctionnant déjà sur un réseau. Suivant