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PARTAGE DE LA TENSION PAU ACCUMULATEURS

Tune des moitiés de la batterie se décharge plus que Tautre. Comme, pour la charge, les deux moitiés sont en série et supportent ainsi le même courant, Tune d'elles se trouve alors surchargée. On s'aide souvent, pour rétablir l'équilibre, d'une petite charge partielle, telle que l'éclairage de la station centrale, que l'on dispose de manière à le transporter à volonté sur l'un ou l'autre pont. Si l'installation d'éclairage ainsi transportable comporte aussi des lampes à arc, il faut veiller à ce que le courant n'y soit pas inversé par l'opération. — Un autre inconvénient de cette disposition consiste en ce que, en cas de non-disponibilité de la batterie, toute l'exploitation de l'installation se trouve suspendue. h) Un mode plus avantageux de partage de tension réside dans l'emploi de compensatrices, et leur application exclusive ou en

Fig. 467.

Partage de la tension au moyen d'accumulateurs.

Jizh.

Fig. 4G8.

Partage do la tension par compensatrices.

connexion avec des accumulateurs est le procédé le plus couramment usité à cet effet. Les compensatrices sont constituées par deux machines excitées en dérivation, directement accouplées l'une à l'autre et aussi semblables que possible. Leurs armatures et leurs enroulements inducteurs sont en série entre les conducteurs extn^.mes, le fil neutre étant branché entre les deux armatures (fig. 468).

E- AitNoLD. - La macliiuc rlynamo k couronl continu, t. II.

A charge égale / des deux ponts les deux machines compensatrices tournent à vide, comme réceptrices, avec le même courant /„. La machine principale débite un courant /-h 7,.

Si la charge dilR're sur les deux ponts, on peut se faire une idée du mode de fonctionnement du système par superposition des courants comme l'indique la figure 468. Les deux ponts sont également chargés par le courant '* "T ^- . La différence des charges et de la chute de tension est produite par un courant

*' "~ ^ qui se superpose au premier dans les deux ponts.

La superposition répond à un système excité d'une façon symétrique. Le courant ^ "^ ** est dirigé en sens contraire du courant à vide Tq dans la machine (I) et dès lors celle-ci ne fonctionne plus en réceptrice, mais en génératrice fournissant un courant ■ ^ T" * — /, et entraînée par l'autre machine (II) dans laquelle le courant

*^"7 *^ renforce le courant à vide. Par suite, pour l'une des moitiés la chute de tension dans Tarmature B^ l '* ~ '^ lA doit se

retrancher (génératrice) de la tension induite dans chacune des compensatrices, tandis que, pour l'autre, elle doit s'y ajouter (réceptrice) i?i ( ^* ~ ^* + ^o) • ^^ tension ne reste plus ainsi uniformément répartie et la différence de répartition agit dans le môme sens que le déplacement des tensions résultant de l'inégalité des chutes de tension dans le réseau. On peut tourner en partie cette difficulté en croisant les excitations des machines, c'est-àdire en excitant la machine I par le pont II et, inversement, la machine II par le pont I. L'excitation de la branche la plus chargée et présentant la plus basse tension sera alors fournie par la branche la moins chargée et présentant la tension la plus élevée; elle sera ainsi renforcée, tandis que l'autre branche sera affaiblie. Ce mode de couplage ne permet cependant pas d'arriver à une compensation absolue, puisqu'une diflérence d'intensité d'excitation suppose l'existence d'une différence de tension entre les deux ponts.

L'excitation compound des machines (fig. 469) brevetée par la maison Siemens et Halske est beaucoup plus efficace. Le courant du fil neutre, qui varie bien en grandeur et en sens avec la diffé-

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rence de charge, traverse les enroulements inducteurs de laçon à affaiblir le cliamp de la machine fonctionnant en réceptrice et à renforcer celui de la machine qui travaille en génératrice. Si le courant vient à s'inverser dans le fil neutre, les deux machines changent simultanément de rôle et les phénomènes sont identiques. Dans ces conditions la différence de potentiel aux bornes de la génératrice croît, tandis que celle du moteur baisse. Avec des machines peu saturées et un enroulement compound bien proportionné on peut ainsi réaliser une compensation complète de la chute de tension complémentaire dans les machines et les feeders et maintenir la tension constante aux points d'utilisation et égale dans les deux ponts.

Toutes les compensatrices ont malheureusement l'inconvénient d'augmenter le coût d'installation, puisqu'elles doivent être établies pour 10 p. 100 environ de la puissance maxima de la station centrale, et d'entraîner une dépense d'exploitation qui n'est pas négligeable par suite de leur courant à vide, totalement indépendant de la charge. Aussi a-t-on cherché à obtenir directement la division de la tension dans les machines.

Fig. 469.

Compensatrice compound Siemens et Halske.

121. Machines à deux enroulements d'armature et à deux collecteurs. — Il résulte de ce qui précède que le dispositif d'Hopkinson constitué par deux génératrices couplées en tension peut être simplifié par la réunion des enroulements des deux machines sur une seule armature pourvue de deux collecteurs. Le réglage de la tension sur chacun des ponts est ici évidemment impossible. La f. é. m. induite dans les deux enroulements étant la môme, la différence de potentiel aux bornes pour l'un des ponts est E^ — i, . /fa, et pour l'autre E^ — i^ . R^ ; d'où une différence (îj — i^) /?, pour la division de la tension. On a alors cherché à

résoudre le problème par d'autres procédés et Ton a recours, à cet effet, à deux systèmes différents.

122. Partage de la tension. Système Doliyo-Dobrowolsky*. — La solution donnée par von Dolivo-Dobrowolsky est très ingénieuse. Il relie, comme on le voit par la disposition schématique de.

la figure 470, deux points opposés de l'armature à travers une bobine enroulée sur un noyau de for, dite « bobine de réaction », puis dérive le conducteur neutre du milieu de celle-ci. La moitié -r- de la diffé- I rence de potentiel aux bornes de i la machine se manifeste constante, 3JcM comme on peut s'en rendre compte clairement, entre chacun des balais et le point de branchement D qui se trouve exactement au milieu de la bobine de réaction. Le conducteur neutre étant ainsi monté, la tension entre l'un des points extrêmes C et le point D est toujours égale à celle existant entre D et E. De plus, par raison de symétrie la tension entre A et C est toujours égale à celle entre E et B, quelle que soit la position de la bobine de réaction. On a donc toujours

tension AG + tension CD = tension DE -\- tension BE.

On a, d'autre part, tension AB = U = tension AB + tension DB ; on doit donc avoir

tension AD = tension DB = — •

Cette division subsiste k vide et en charge tant que les deux ponts sont également chargés. La tension étant alternative entre les points C etE, il circule dans la bobine de réaction un courant alternatif /^ (courant d'aimantation réactif) qui cependant, en rai-

Fig. 470.

Partage de la tension, système

Dolivo-Dobi'owoisky.

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