tome I), le flux qui parcourt
la dent polaire se trouve peu
diminué par Tafi'aiblissemenl de
l'excitation.
La machine de Koppelmann décrite page 279 de ce volume mérite aussi à cet égard une mention spéciale.
Les ateliers d'ÛErlikon emploient, pour compenser la réaction d'induit et créer le champ de commutation, un enroulement de compensation ' logé dans des rainures que
portent des pôles feuilletés (fig. 478). Avec le moteur de ce type, de 2,25 poncelets, ici représenté, on arrive à une variation de vitesse angulaire de 300 à 1 oOO t/min par simple réglage de l'excitation et sans que le rendement de la machine en soit sensiblement altéré. L'utilisation de la matière laisse cependant beaucoup à désirer, car on doit, pour 2,25 poncelets, recourir à une carcasse de moteur pouvant en développer G, 75. Le tableau ci-après donne les résultats d'essais effectués sur un moteur de ce genre.
Fig. 478.
Moteur à enroulement compensateur
(les ateliers d'Œrlikon.
Résultats (Vcssais d'iia moteur blindé, type H 36, des ateliers d'Œrlikon.
Vitesse angulaire, en tours par minute.
Différence de potentiel, en volts . . . Intensité à vide, en ampères
— à pleine charge, en ampères .
Puissance à pleine charge, en poncelets.
— il demi-charge, en poncelets.
Rendement i\ pleine charge
— à demi-charge
Intensité d'excitationà vide, en ampères.
— — à pleine charge, en ampères
692 CHAPITRE TRENÏÈ-DEUXIÈSlE
On peut aussi, sans ces moyens spéciaux, arriver à une variation de vitesse angulaire dans le rapport de 1 : 3 par de bonnes proportions des machines. Celles-ci sont toutefois plus volumineuses et plus coûteuses que les machines normales de même puissance.
L'idée de réduire l'aimantation transversale par un moyen analogue à celui employé pour affaiblir le champ a conduit à des constructions dans lesquelles la variation du flux est effectuée par
Fig. 479.
Moteur à noyaux polaires déplaçables (Brevet F.-A. Johnson).
modification de la réluctance. Cette méthode est cependant peu employée en raison de la complication mécanique qu'elle entraîne. Une partie des modes de construction auxquels nous faisons allusion ici est basée sur une modification de l'entrefer. II serait plus pratique, suivant l'idée émise par F.-A. Johnson S de rendre mobile une partie du noyau polaire (fig. 479). En plus de la diminution de l'aimantation transversale, on arrive ainsi à une concentration du flux dans les becs polaires et à la réalisation du champ de commutation même pour les faibles flux.
On obtient encore la régulation de la vitesse dans de grandes limites par variation du flux à l'aide de la machine double Lanhoffer déjà décrite antérieurement (p. 665). Sa disposition, de nouveau rappelée par la figure 480, consiste à faire traverser un enroulement par deux flux différents <^J et <^2, dont l'un, <ï>j, est constant, et l'autre, <ï>2, variable dans de larges limites, ce dernier agissant dans le même sens que <ï>i ou en sens contraire. On peut
« EL World and Eng., 1899, p. 556.