UEGLAGE DE LA VITESSE ANGULAIRE DES MOTEURS
ainsi réaliser une variation très étendue du flux total effectif et, par conséquent, faire varier sur une grande échelle la vitesse angulaire. Le prix de revient de moteurs de ce genre est cependant relativement élevé.
On arriverait également à une grande élasticité dans la vitesse par le décalage des balais. Le flux de forcée a été défini (Tome 1, p. 150) comme le produit du champ par la surface d'une spire au moment où celle-ci se trouve
mise en court circuit. Mais le déplacement des balais modifie la position, dans le champ, des bobines en court circuit ; il modifie donc également la valeur de <^ et agit par rapport aux pôles pour réduire le flux pénétrant la spire, d'où élévation de la vitesse angulaire. Ce déplacement des balais n'étant, en raison de la production d'étincelles, possible que dans d'étroites limites et le mode de faire compliquant la construction de la machine, ce procédé n'est pas appliqué.
Fig. 480.
Schéma d'application d'un moteur système
Lanlioffer.
in. Réglage de la vitesse par tnodification du nombre des spires. — Ce procédé consiste dans l'emploi d'armatures à deux enroulements et deux collecteurs. Si Ton choisit par exemple, pour l'un des enroulements un nombre de spires -^ = 300 et pour l'autre -^ = iOO, on peut obtenir, par combinaison, quatre nombre de spires différents et, par suite, quatre vitesses différentes du moteur. En couplant les deux enroulements en tension, on a un nombre de spires total de -^ -}- —2. = 400. — i- seul donne d'ailleurs 300, et —• seul 100 ; on peut enfin coupler les deux enroulements en opposition, de façon que leurs nombres de spires se retranchent l'un de l'autre, ce qui donne — — "V" "^
200 spires. Or, comme Tindique Téquation (145), la vitesse angulaire est, toutes autres conditions restant les mêmes, inversement proportionnelle au nombre des spires. Si, par exemple, le couplage en série des deux enroulements ( — = 400) correspond à une vitesse angulaire de 300 t : min, on obtiendra avec la même machine, dans les conditions ci-dessus, 600, 900 et 1 200 t : min. L'intensité maxima fournie au moteur étant, dans tous les cas, constante, le couple maximum est proportionnel au nombre des spires (expression 144), tandis que la puissance du moteur reste à peu près constante pour les quatre couplages, E^ . /, étant sensiblement constant.
On obtient par cette méthode une très grande plage de régulation, sans pouvoir cependant réaliser autre chose que des vitesses angulaires absolument déterminées et très différentes les unes des autres. Pour fonctionner aux vitesses intermédiaires on devra généralement recourir en outre à un réglage par le champ. On évitera de trop forts à-coups du courant, dans le passage d'un nombre de spires à un autre, en intercalant, au moment voulu, des résistances en série.
IV. Réglage de la vites.^e angulaire par modification du nombre de pôles. — La modification du nombre de pôles agît sur la vitesse angulaire en divers sens suivant le genre d'enroulement. Avec une armature en anneau à enroulement hélicoïdal on peut coupler dans le même sens deux ou plusieurs pôles voisins d'après le système Essberger^ introduit par l'Union E. A. G. En même temps les balais situés entre les pôles sont mis hors circuit, de sorte que le nombre de voies d'enroulement reste, ainsi qu'il est de règle pour Tenroulement hélicoïdal, égal au nombre des pôles. Cette disposition revient à élargir les pôles et à rendre le flux par pôle double, triple, etc. En transformant ainsi, par exemple, un moteur tétrapolaire en moteur bipolaire, on double <I> et on réduit de moitié la vitesse angulaire.
La régulation se fait autrement pour les enroulements ondulés dont le nombre des voies d'enroulement et des balais est indépen-