ENROULEMENT DES ARMATURES RAINÉES
ducteurs appartenant à des côtés de bobines différentes sont différemment représentés; ceux d'un côté de bobine sont indiqués en noir; ceux d'un autre, par des hachures ou des croix. — Il faut, dans chaque cas, étudier la disposition la plus avantageuse pour réaliser la forme de rainure la mieux appropriée ou pour mieux utiliser l'espace disponible dans une forme de rainure donnée.
Les fils de plus de 3 à 4 mm de diamètre étant d'un bobinage difficile, surtout pour les petites armatures, et leur isolation pou-
Pig. 85.
I^n roulements en (ils à 4 et 6 côtés de bobines par rainure.
vanten souffrir, on les remplace souvent par deux fils en parallèle, ce qui utilise cependant moins bien l'espace libre de la rainure. Dans la figure 84, n"* 3 et 4, on peut, par exemple, coupler les fils en parallèle deux à deux.
Les figures 84, n** 7, et 85, n**2, montrent une bobine à 5 spires pour laquelle la disposition des fils est un peu dissymétrique, mais qui donne pour l'espace réservé à l'enroulement une meilleure utilisation que ne le ferait un nombre double de fils couplés parallèlement deux à deux.
Avec la figure 85, n° 4, on voit une disposition de fils mentionnée par Rothert dans VE.T.Z. 1901, p. 318. Quand les trois bobines dont l'isolation est commune sont aussi enroulées ensemble, on peut réaliser les dispositions n*** 2 et 4.
Dès que la section d'un conducteur d'armature dépasse 20 à 25 mm*, il est préférable de remplacer l'enroulement en fil par l'enroulement en barres.
De même que les fils, les barres peuvent être disposées soit les unes à côté des autres, soit en deux couches superposées. Dans le premier cas, la différence de potentiel maxima entre deux côtés de bobines est toujours sensiblement égale à la différence de poten-
tiel aux bornes ; dans le second, celte différence de potentiel ne se présente qu'entre côtés de bobines superposés.
Différentes dispositions de barres sont indiquées par les figures 86
Fig. 86.
Enroulement en barres juxtaposées.
et 87. Dans la figure 87, n** 2 et 3, chaque conducteur est composé de deux barres parallèles assemblées à nu ; dans la figure 87, n'* 4,
Fig. 87.
Enroulement en barres superposées.
chaque conducteur est formé de fils câblés, mis ensuite en forme par compression. Ces deux dispositions ont pour but de réduire l'établissement de courants de Foucault.
19. Isolation de renroulement des armatures rainées. — L'enroulement peut être isolé suivant deux méthodes principales différentes : ou bien, les rainures étant elles-mêmes isolées, les conducteurs simplement guipés ou enroulés de ruban y sont placés ; ou bien, les bobines ou sections sont complètement isolées avant leur mise en place dans les rainures et sont ensuite introduites dans ces entailles nues ou garnies d'une mince feuille de pressspahn. Ce dernier mode d'isolement n'est applicable qu'aux enroulements gabariés ou en barres et aux rainures ouvertes ; c'est
ISOLATION DE L'ENBQUl.EMENT DpS ARMATURES RAINEES 8C
cependant le meilleur, Tisolation de chaque bobine pouvant se faire individuellement et se vérifier exactement.
L'isolation doit être plus ou moins forte suivant la tension aux bornes que doit développer la machine. Il faut que, à froid, Téchantillon d'épreuve de la couche isolante supporte, sans être percé et pendant cinq minutes au moins, une tension égale à cinq à dix fois la différence de potentiel aux bornes prévue. Pour arriver à ce résultat avec la moindre épaissei^r possible d'i^ol^nt il faut former celui-ci de plusieurs couches de matière, trois au moins.
Comme isojant pour les raini^res pn emploie principalement le pressspahn, le papier de cellulose ou de Manille, le similicuir, 1^ papier huilé, le papier rouge, une sorte de papier in^prégné dit « Letroli », la toile huilée ou le calicot imbibé d'huile de lin ou de vernis isolant. On a rarement recours, pour cette application, au mica, à la toile de micanite et à la megohmite, les autres matières réalisant à moins dp frais, dans presque tous les cas, une isolation suffisante.
Chaque maison de constri|ction a ses procédés désolation basés sur sa pratique antérieure.
L^étude approfondie des propriétés des matières isolantes, de leur préparation et (Je leur eniploi convenables est, en conséquence, 4e la plus haute importance.
Il ne suffit pas, pour arriver à une grande sécurité, de prendre pour l'isolation une forte partie de l'espace disponible dans 1^ rainure ; il faut plutôt chercher à obtenir ce résultat par un choix judicieux des matières isolantes, de manière à réaliser l'isolation voulue en prenant Je moindre espace possible.
Le rapport de la section du cuivre logé dans une rainure à la section totale de celle-ci doni^e une mesure de la bonne utilisation de respq.ce disponible. On peut le désigner sous les non^s de <x facteur de remplissage » ou « d'utilisation de la rainure y^. Il dépend de la tension, de la vitesse angulaire et de la puissance de la machine, et, par suite, de la valeur et de la forme de la section du fil, du nombre de conducteurs par rainure, de la forme des dents, des essais d'isolement que la machine doit supporter, et enfin de l'habileté avec laquelle l'isolant est appliqué.
B. Arnold. — La machiDe dynamo à courant conlinu, t. II. 6
Tableau pour Vi$olation de Venrou
PUISSAKGE