UN FRANC-MAÇON PEUT-IL ÊTRE CATHOLIQUE
Trois choses font le catholique ; la croyance aux dogmes et à la morale de l'Evangile, la participation aux sacrements, et la soumission à l’autorité du Pape. Or la Maçonnerie universelle, nous
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venons de le voir, rejette ces trois choses. Le catholique qui entre dans les loges, renonce donc,
par là même, à sa foi etse sépare de la communion des fidèles.
Qu'il ne dise pas pour se tranquilliser : je suis franc-maçon mais je reste catholique. Je crois à la doctrine des loges mais je n’abandonne pas pour cela ma croyance à l'Evangile et à l'Eglise.
La foi est essentiellement une; elle ne souffre pas de division. Croire à Jésus-Christ et à sa doctrine, c’est regarder tout autre enseignement religieux comme insuffisant ou nuisible au salut, et par conséquent le rejeter. Or, la Franc-Maçonnerie est l’ennemie de Notre Seigneur et de son Eglise ; elle enseigne une doctrine qui nie toute vérité
surnaturelle, toute révélation divine.
Comment donc serait-il possible à un homme
de croire en loge à l'efficacité souveraine de la Raison et de la Science pour perfectionner son intelligence, et en dehors des loges, de reprendre les dogmes de la Foi et la morale de l'Evangile ? Comment peut-il être à ses heures, rationaliste et libre penseur, en même temps que catholique et soumis à l'Eglise. Il y a là une contradiction absurde et impossible.
Les franc-maçons le confessent clairement :
‘Maçonnerie et Catholicisme s’excluent réci-
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proquement. Ce sont les antipodes, dit un ancien dignitaire des loges. La Maçonnerie est une religion purement humaine. Elle a pour base et pour guide la seule raison.”
‘ Comment donc un catholique peut-il être un vrai maçon et rester encore fidèle à sa religion, en professant des doctrines maçonniques qui sont en contradiction évidente avec son Eglise ? ”
‘ Chaque fois que j'ai vu en loge, des membres de différentes religions, je me suis imaginé qu'ils s'étaient détachés intérieurement des dogmes de leurs églises, pour adopter l’idée de la Maçonnerie sur Dieu et le monde.” (a)
Donc, lorsqu'un catholique met le pied dans une loge, il n’est plus pour l'Eglise qu’un fils rebelle, un apostat, un excommunié.
Elle lui refuse ses sacrements et ses prières, et s’il meurt franc-maçon, elle lui refusera la sépulture ecclésiastique et la croix qu’on ne peut planter que sur la tombe des chrétiens.
Canadiens catholiques, qui vous laissez entraîner aux loges, persisterez-vous encore malgré le plus simple bon sens, malgré le Pape, malgré Notre Seigneur qu’il représente, à vous dire à la fois franc-maçons et catholiques ?
(a) Voir Eckert, t. I, p. 150.
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