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‘40, Nous marchons, et nous en éprouvons un immense orgueil, sous l’étendard du Progrès et de la civilisation.
‘“5o. Nous sommes admirateur et partisan des principes politiques de MM. Grévy, Simon et Gambetta.
# Go. Nous croyons et nous pratiquons ce que bon nous semble, parce que la constitution américaine ne connaît pas de Religion d’état
“Etes-vous contents, saints apôtres de la rédattion? Maudisseznous sur toutes les gammes, fourbissez vos tonnerres, lancez vos excommunications... ête., etc” (æ)
Voilà, certes, qui est franc et net. Mr. Beaugrand s’est assimilé la doctrine maçonnique dans tout ce qu’elle a de plus hostile à l'Eglise catholique et à la Société chrétienne, et c’est à la propagation de ces idées qu’il consacre sa plume de journaliste.
Les catholiques de Fall-River ne goûtèrent pas, parait-il, ce programme anti-chrétien.
Au mois de Mars 1878, Mr. H. Beaugrand lais-
(a) La République : H. Beaugrand propriétaire et rédactenr en chef, Fall River, samedi 26 Janv. 1878.
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sait Fall-River et “/a République ” pour aller fonder “le Fédéral,” à Ottawa, (4 Mai 1878.)
“€ Le Fédéral” vécut 5 mois, puis Mr. Beaugrand, se résignant à une nouvelle hégire, apparut à Montréal comme rédacteur en chef du “ Æarceur ” (Journal des Décavés.) Enfin, en 1879, il prit la direction de “/4 Patrie” destinée à remplacer “/ National” “comme organe du parti réformiste dans le district de Montréal.
Depuis lors ce journal maçonnique fait sa besogne, à ciel ouvert. Il appuie la république des Gambetta et des Ferry. Il a des louanges pour ces maçons persécuteurs et des excuses pour les iniquités qu'ils commettent. S'ils ont exilé les reli gieux, crocheté les couvents, banni des hospices les Sœurs de charité, imposé aux enfants de la France catholique un enseignement laïque, c’est-àdire athée, gratuit et obligatoire, c'était pour défendre leur république contre les menées réactionnaires des monarchistes.
Enfin ce journal, fidèle aux traditions de la Mar çonnerie, ne cesse de déverser les flots de sa haine stupide et ignorante sur la Monarchie française et les principes qu’elle représente. Il reprend en sous-
œuvre et dans un langage d’une trivialité, souvent même d’une obscénité qui rappelle les pages du ‘“ Père Duchêne ” de 1793, le vieux programme des loges : ‘ Lilia calcate pedibus ” Foulez les Lis aux pieds.” (a)
Sarcasmes, railleries, plaisanteries voltairiennes, parfois même rabelaisiennes, calomnies impudentes, mensonges effrontés, tout lui est bon pour atteindre son but, et, signe des temps, ce journal, maçonnique dans sa rédaction, immoral dans ses ‘ c4roniques” fort libre dans ses Feuilletons, trouve cependant au Canada catholique nombre de lecteurs pour le recevoir et une clientèle suffisante pour le faire vivre et prospérer.
Ce franc-maçon très avancé” actif, remuant, habile, est de toutes les fêtes, de toutes les réunions, de toutes les assemblées, de toutes les réceptions publiques. Il impose sa personnalité maçonnique à
(a) Depuis la 1ère édition de J. d’Erbrée, Mr. Fréchette a avoué qu’il était l’auteur de la Petite Histoire de Françe, Tant pis pour lui et pour sa réputation,
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tous les comités qui se forment ou pour fêter des actrices, ou pour saluer un gouverneur ou pour recevoir les hôtes distingués qui nous arrivent, ou même pour diriger des œuvres que la charité catholique a fait naître et qu’elle continue à soutenir par ses aumônes. (a)
Et nous, catholiques, nous l’acceptons, nous le subissons avec patience, en tout et partout, comme une personnification de nos idées, de nos principes, de notre nationalité! Nous le laissons ‘“ #oser ” comme un des champions autorisés de notre cause ! Certes ! Nos pères eussent été plus exclusifs et plus
fiers.
€ Ce franc-maçon très avancé” vient de recevoir du franc-maçon Jules Ferry les palmes d’officier de l’Académie française. Ce n’est certes pas le médiocre prosateur ‘de la Patrie” qu'on a voulu honorer par cette distinction. C’est donc l’homme aux idées ‘libérales très avancées... l’admirateur enthousiaste de MM. Grévy, Simon et Gambetta... le
. partisan de la déclaration des droits de l’homme ”
(a) Mr. Beaugrand est Directeur à vie de l’Hopital Notre- Dame de Montréal. (V. Annnaire de l’Hopital ponr 1883. Liste des Gouverneurs, p. I.)
que l'on a tenu tout à la fois à récompenser et à encourager.
Que nos catholiques Canadiens français ouvrent enfin les yeux ct comprennent !