‹ La maçonnerie canadienne-française [microforme]Chapitre 8 sur 71 · HER RS · texte numérisé non relu

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chissent les écuyères dans les cirques. Des frères soutiennent ce cadre, instrument de la première épreuve.

Le F. Terrible demande au Vénérable : “ Que faut-il faire du profane ? ” Et le Vénérable répond : ‘ Introduisez-le dans la caverne.”

Deux frères saisissent alors le postulant et le lancent de toutes leurs forces sur le cadre dont le papier livre passage en se déchirant. Deux autres frères reçoivent le patient sur leurs bras entrelacés. On referme violemment la porte ; le postulant est dans la caverne... Suivent quelques instants de silence profond. Tout à coup, le Vénérable frappe un grand coup de maillet et fait mettre le postulant à genoux. On adresse une prière au Grand Architecte de l'Univers (quelle dérision impie et sacrilège!) Ensuite on interroge le postulant après l'avoir fait asseoir sur un siège hérissé d’aspérités et porté sur des pieds d’inégale hauteur. (Pas aussi commode qu’une berçeuse!)

Après diverses cérémonies maçonniques, on annonce au postulant qu'il va commencer son premier voyage en loge... Attention ! du courage, innocent !......

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AA à: GE Premier voyage maçonnique.

“ Sous la conduite du F. Terrible, le postulant, les yeux bandés, fait trois fois le tour de la loge. Il passe successivement sur des planchers mobiles, qui, posés sur des.roulettes et hérissés d’aspérités se dérobent sous ses pas, et sur d’autres planchers inclinég en bascule qui tout à coup fléchissent sous lui et semblent le laisser tomber dans un abîme.”

Puis, il monte les degrés de / Echelle sans fin, \ monte toujours: s’il veut s'arrêter, on lui dit de monter encore jusqu’à ce qu’il soit enfin parvenu, (il le croit du moins), à une grande hauteur. On lui ordonne alors de se précipiter en bas... Le postulant ramassant tout son courage, saute et tombe d’une hauteur de deux pieds.

Cette épreuve est accompagnée d’un bruit de vent, de grêle et de tonnerre, et à cette tourmente effrayante se mêlent des vagissements d'enfants, des miaulements de chats, des cris de bêtes féroces…

Ce sont les frères qui s'amusent aux dépens du postulant, et cherchent à l’effrayer de leur mieux.

Ainsi se termine le premier voyage.

Le Vénérable dit alors au postulant, d’un ton grave : ‘ Monsieur, ce voyage est une image de la

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vie. Soyez courageux dans les épreuves! Partez, maintenant, pour votre second voyage en loge.”

* Second voyage maçonnique.

Un passé maître vient au devant du postulant, avec une épée dont la pointe est garnie d’une composition chimique qu’on enflamme. Il l’agite devant le voyageur, les étincelles volént de toutes parts. Le postulant en reçoit plusieurs sur les mains, le visage et la poitrine ; Ça brûle, mais il faut tenir bon. Le Vénérable n’a-t-il pas recommandé la constance? D'ailleurs, le serment maçonnique l'exige.

L'on conduit ainsi notre homme jusqu'au trône du Vénérable, et le passé maître à l’épée flamboyante se retire.

Un autre passé maître vient alors, avec une chandelle, éclairer les pas du voyageur. Cette chandelle sent mauvais et on l'approche bier: près du nez de la victime ; n'importe ! il n’y a pas à faire de gestes.

Tout à coup, la flamme touche à du souffre habilement introduit dans la chandelle. Le candidat l’aspire par le nez et par la bouche. Il en a plein le corps. Il tousse, il éternue, il suffoque, il prend

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des poses très peu artistiques, et les frères de rire aux éclats ! Le tour est si spirituel, si délicat, si propre à préparer l’eprit du profane aux lumières maçonniques.

Le second voyage est terminé.

Le troisième s’accomplit à peu près avec les mêmes péripéties et les mêmes épreuves.

‘“ Monsieur, dit le Vénérable au postulant, nous connaissons maintenant votre constance dans les épreuves : je ne saurais trop louer votre courage. Qu'il ne vous abandonne pas cependant, car il vous reste encore d’autres épreuves à subir. La société dans laquelle vous désirez d'être admis, exigera peutêtre que vous versiez pour elle jusqu'à la dernière goutte de votre sang. Etes-vous prêt ?

Le postulant.—‘ Je le suis.”

Le Vénérable.—‘ Nous avons besoin de nous convaincre que ce n’est pas là une vaine assurance. Voulez-vous qu'on vous ouvre la veine à l'instant ?”

“Le postulant ayant consenti, on lui pratue très légèrement la saignée, maïs par un artifice qu’il est inutile d'expliquer ici, on lui fait croire que le sang s'échappe en abondance, et quand l’opération est censée avoir suivi son cours, on lui fait tenir son bras en écharpe.” (Gautrelet, p. 207.)

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PNG 1, DER Le sceau maçonnique.

Le Vénérable lui dit alors ces graves paroles : “ Monsieur, fout profane qui se fait recevoir maçon cesse s'appartenir,; il n'est plus à lui, mais w appartient à un ordre qui est répandu sur toute la surface du globe; et pour que la différence des langues n'empêche pas un maçon d’être reconnu pour tel, il existe dans toutes les loges de l'univers, un sceau chargé de signes hiéroglyphiques connus des seuls vrais maçons. Ce sceau, après avoir été rougi au feu, étant appliqué sur le corps, y imprime une marque ineffaçable. Consentez vous, Monsieur, à recevoir sur la partie de votre corps que vous indiquerez, cette empreinte glorieuse, afin de pouvoir dire aux frères en la montrant: Et moi aussi, je suis maçon P ”

Le Postulant répond : j'y consens.

“Fr. Expert, dit le Vénérable, faites votre office.

«On applique sur la partie du corps indiqué ou

le côté brûlant d’une bougie qu’on vient d’éteindre, ou un petit verre qu’on a légèrement chauffé avec du papier enflammé, ou bien encore on frotte la peau avec un linge sec, puis on y pose très prestement un glaçon ou un corps froid. Le tour est joué. (Gautrelet : La Franc-Maçonnerie, p. 210).

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