‹ La maçonnerie canadienne-française [microforme]Chapitre 7 sur 71 · LES ÉPREUVES DU PREMIER DEGRÉ · texte numérisé non relu

LES ÉPREUVES DU PREMIER DEGRÉ

Les épreuves vont commencer. Elles sont stupides, dégradantes, cruelles. Jamais société poursuivant un but avouable, n’exigea de ses candidats pareilles humiliations.

La Maçonnerie se vante d’être une société de bienfaisance. Son objet, dit-elle, est de rendre l’homme libre, de le perfectionner dans ses plus nobles facultés. Or, elle commence par l’avilir en le soumettant. aux bouffonneries les plus humiliantes, par le dégrader en lui faisant exécuter les ordres les plus absurdes, par le ravaler dans sa dignité d'homme en l’abaissant au rang du plus méprisable des esclaves.

Fiers de leurs lumières maçonniques, les frères n’ont que des mépris pour les profanes. Il est bon que ces profanes sachent enfin par quels procédés ces fiers maçons furent aplatis pour devenir /es enfants de la Veuve, les fils de la Maçonnerie libre et acceptée.

J'emprunterai au rituel français le détail de ces épreuves. Elles varient, il est vrai, selon les loges

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et le degré d'imagination du fr. Terrible, l’exécuteur des hautes œuvres maçonniques. Pourtant, au fond, elles sont à peu près de même nature, et les loges canadiennes, à quelque rite qu’elles appartiennent, travaillent à peu près de la même manière que les loges françaises.

Les préludes du voyage.

Le Vénérable s'adressant au postulant :

“Monsieur, vous allez subir des épreuves terribles, vous sentez-vous le courage de braver tous les dangers auxquels vous pouvez être exposé ? ”

Le Postulant.—‘ Oui, Monsieur.”

Le Vénérable.—‘ Alors, je ne réponds plus de vous ! Fr. Terrible, entraînez ce profane hors du temple et conduisez-le partout où doit passer le mortel qui aspire à connaître nos secrets...”

Le postulant, tr"1jours dans son costume primitif en caleçon et en chemise, les yeux couverts d’un bandeau, est entraîné hors de la loge. On lui fait faire quelques tours sur lui-même pour le dérouter, puis on le ramène dans la salle des ?as- Perdus.

Un grand cadre est préparé dont le vide est fermé par du papier, comme les cerceaux que fran-

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