CARPOCRATIENS
Quoique le Judaïsme et le Christianisme soient deux religions ennemies , dont Tune travaille à s'établir sur les ruines de Tautre, malgré ce qu'elle en dit, c'est une appendice de l'israélite, et ce n'est que la pratique des vertus préchées par le Divin Majtre, qui, dans son berceau , en faisait toute la différence. La théologie sur Dieu est la même y le Dieu de Moïse est celui des Chré-
(i) Le Temple de Salomon, qui, après tous les désastres de Jérusalem , fut restauré par les Musulmans , est converti aujourd'hui en mosquée. Aucun religionnaire d'un culte étranger ne peut y pénétrer. Un firroan en accorde Tentrée ; mais pour en sortir , il faut qu'il embrasse la religion de Mahomet. (Voyez les Foyages de BelzonL) Ce Temple aujourd'hui n'a plus de remarquable que ses anciens souvenirs.
tiens; car pour le dogme de la Trinité ^ qui n'est pas admis dans toutes les communions chrétieniies^ ni suiyi par tous, il ne fut répandu par les Disciples que bien après l'origine de la rel%i(m chrétienne y et bien après S.* Jean TEvangéliste : nous Tayons démontré en rappozw tant l'observation de M. Imoir.
Les Çarpocratiens naquirent ayec le Chrirtianisme ; ils professaient la doctnie de Jésus , n'admettaient que Timité de. Dieu , enseignaient à leurs initiés que Jésus- Christ ayait choisi dans ses douze Apôtres^ quelques fidèles amis auxquels il ayait confié toutes les connaissances qu41 ayait acquises dans le Temple d'Isis, où il était resté près de seke ans à s'exercer à tme étude pratique dont on lui avait donné la théorie pendant son enfance^ instruite et formée par les prêtres égjrptiens. Ils usaient que Jésus avait été un de leurs frères. Os s'exerçaient dans les études des ^iniffle^é et 4<e la ^nméralogie, et avaient pour maxime qu'il faut ioàeher là vérité au vulgaire. Ils mettaient en avant une remarquable allégorie, et, comme les remèdes les j^us salutaires contiennent une dose de poison , ils disaient que ce grand médecin , Jésus , au nom de l'hunttimté , leur avait défendu de communiquer la science du bien et du mal(i) à d'autres qu'aux hommes vertueux.
(i) Ce sy&tème est celui du secret et des découvertes qu*on faisait dans la physique et la chimie , par la Société Maçonnique de Londres , au commencement du 1 7.* siècle.
Les Garpocratiens avaient aussi un signe pour se reconnaître y ce qui était indistinctement commun à tous les initiés de Jésus ; les Chrétiens ont adopté le signe de la Croix qui, néanmoins , dilDSre de celui usité chez ies Grecs et les Latins.
Les auteurs anciens nous laissèrent par écrit que les sociétés secrètes avaient toutes des secrets particuliers , que toutes avaient des signes et des paroles propres , et de plus qu'elles n'admettaient pas indistinctement toute personne â l'initiation ; ce qui est prouvé avoir existé ^prés les premières sociétés chrétiennes; car par les Evangiles on n'admettait; que celui qui se soumettait i certaines conditions. S.* Luc, eh. iv-x, v. 26, 33, ^7, Il parait par l'Evangile , que Jésus avait communiqué des. signes I carpocratiens et gnostiques à ses Disciples et initiés : c'est par la manière avec laquelle il hrisa. son pain, qu'il fut reconnu en Emaûs par ses initiés; se prendre par la main de telle manière exigeait une réponse, un second attouchement, et cela plusieurs fois en forme de demande et de réponse , insensible pour tout étranger ou profane, comme cela se pratique par les Maçons.