‹ La Maçonnerie considérée comme le résultat des religions égyptienne, juive et chrétienne. Tome premierChapitre 28 sur 38 · CHRÉTIENS DE SYRIE · texte numérisé non relu

CHRÉTIENS DE SYRIE

Les Chrétiens de Syrie qui sont encore assez nombreux , ont leurs Evéques depuis iSoo ans; ils sont nommés par le Patriarche d' Antioche , et en ont une exacte chronologie. Ces Chrétiens ne diflTérent de ceux de Rome qu'en ce qu'ils n'admettent comme Sacremens le Mariage, ni ITxtréme-Onction, ni même la Confirmation. Ils regardent comme fabuleuse la doctrine du Purgatoire , et celle de la Transsubstantiation ainsi que le culte des images comme idolâtre.

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Ils prétendent que Jésus-Christ parlait le syriaque j^ c'est dans cette langue que les Eyangélistes , d'après leur dire , laissèrent les Saintes-Ecritures et Evangiles qu'ils possèdent. Ils disent que la preuve que Jésus parlait leur langue , c^est qu'il s'en est servi au dernier instant de sa vie , dans le moment où les hommes qui connaissaient plusieurs langues , préférèrent toujours de s'exprimer dans leur idiome natal.

D'après eux , les Chrétiens latins conservent des mots syriaques que Jésus avait prononcés, et S.^ Marc les rapporte tels qu'ils sont au ch. y. , v. 4i : TalUha" Cumi y qui signifie : « Petite fille , je dis lève-toi )>. Et au eh. vu 9 i^. 34 iHephpluitah, qui veut dire : « Ouvretoi ». Et au ch. XV j V. 34 y où Jésus, avant de terminer sa carrière , dit : « Elo%, Eloï, Lamma Sahacehtani » , qui s'explique : « Mon Dieu , mon Dieu , pourquoi m'as-tu abandonné » !

Ces Chrétiens vivaient tranquilles , lorsque Vasco de Gama, en i5o3 , s'introduisit en Syrie, et en rendit compte à la Cour de Rome , qui s'empressa de les attirer à sa domination. En 1699 , dans un synode tenu d Diamper , et qui fut présidé par Alexis de Mengis , on combattit inutilement leur doctrine ; ils refusèrent de se soumettre aux Papes, qu'ils n'ont jamais voulu reconnaître pour chefs de leur croyance : ceux-ci cherchèrent à les convertir par la force , mais ils n'obtinrent gain de cause que i)endant quelques années, et seule-

meut chez les Syriens qui habitaient les bords de la mer. Les fidèles emportèrent dans les hautes montagnes leurs livres sacrés qu'ils conservent encore religieusement, ainsi que leurs prières anciennes qui se font dans leur langue. (Voyez ce qu'en ont écrit Buchenam et Lavother, E^q,^ Londres 1827, dans le Catholicisme.)

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