DES MAGES
Une religion très-répandue daDis FOrient , et de laquelle plusieurs autres sont sorties , fut celle de Mythras dont les initiés s'appelaient Mages. Plusieurs sayans ont même cru, peut-être trop légèrement, que la légende sacrée de Jésus n'était .qu'une imitation de celle de Mythras , par la ressemblance des mystères de la naissance , des pérégrinations , des prédications , des travaux ^ de leur mort, de leur résurrection, et que ces deux Religions n'étaient dans le fait que les divers aspects du Soleil relativement à notre terre. Suivant d'autres opinions, les mystères maçonniques en tiraient leur origine.
Les mystères de Mythras étaient représentés dans un antre sacré , Tépoque en était fixée au vingt-cinq décembre , au moment où les prêtres voyaient paraître, à mi-^ nuit , la constellation de la Vierge qui ouvrait à son déclin Tannée en donnant la naissance au Soleil qui paraissait comme un enfant s'appuyant sur son sein maternel.
Plusieurs rites maçonniques ont conservé le grade de Mage, il figure pour'l'avàlit-dernier échellon dans le système des Illuminés, et pour le dernier dans celui de la stricte obêerpance, il se trouve dans différens autres
•yitémes en Allemagne plus qu'ailleurs; c'est ce qui a induit plusieurs écrivains à croire que la Maçonnerie n'était que la religion des Mages.
Le mot Mage dérive de Mog, qui, dans la langue an* cienne des Persans, signifie adorateur ou prêtre consacré au Soleil.
L'objet apparent de cette religion était l'adoration de cet astre ; or, comme les religions conservent, malgré ellesy leurs anciennes affinités et consanguinités, ainsi dans les Evangiles , ce sont des Mages qui arrivent à Bethléem adorer Jésus, ce qui fit croire i des critiques que Jésus ne pouvait être que l'allégorie du Soleil (i) , car le culte de cet astre était aussi le seul apparent qui existât chez les Mages.
Le culte du Soleil , trés^ncien en Orient , se perd dans l'antiquité', on igtiore son origine et Ton doute même que Zoroastre en soit l'instituteur ou le réformateur; car ce nom même signifie F ami du feu, de la lumière ; aussi ^eB auteurs ont-ils cru que par l'explication de de ce même nom, on avait voulu désigner une société
(i) L'allégorie du Soleil et son emblème, conservé dans tous Temples maçonniques y est conservé encore de nos jours par des corporations sacerdotales , comme par les Jésuites : la médaille {Planche II , n.<» 1 5) frappée pour le Chapitre major de S.^ Thomasd'Acquin, en 1789, lors de Tentation au royaume d'Espagne de Charles IV, qui porte un Soleil rayonnant de lumière , emblème de son culte, est une preuve que le Sacerdoce chrétien ne Ta pas oubhé.
religieuse; ils pensent que Zoroastre n'a jamais existé , s'appujant sur ce que son histoire est remplie de miracles, d'apparitions de la Divinité, d'Anges, de Démons; en second lieu, parce qu'elle est écrite en style tout-à-fait oriental ; ils prétendent encore que l'Histoire de la Création du Monde a quelques analogies avec celle de l'Israélite Moïse , de même que ses prières ressemblent un peu à celles du roi Psalmiste. Nous n'entrerons pas dans ces sublimes questions de suprématie qui partagent tant de savans , nous adopterons l'existence de cet homme , croyant qu'il peut avoir établi le culte du Soleil et même avoir écrit tout ce qu'on lui attribue.
Zoroastre néanmoins , comme Moïse, pour afiTermir son pouvoir par le culte , publia qu'il avait reçu son G)de de Dieu en personne , ce que des faiseurs de religions imitèrent postérieurement.
Ce code, une fois reçu, fat enfermé dans le sanctuaire du Temple, la Bible, l'Âlcoran le furent de même; le code de Zoroastre devenu sacré n'a pu plus être communiqué , ni aux profanes ni aux étrangers.
Ainsi que dans plusieurs cultes , les Mages devaient lire à toutes les fêtes quelque passage de cette Ecriture- Sainte aux fidèles, et Zoroastre l'écrivit avec les caracde cette langue perse qui se perdit après Cyrus.
Ce code est connu sous le nom de Zend- Avesta ; il est divisé en deux parties , comme le Deutéronome et le Lévitique.
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Là première traite du devoir de tous les hommes en général 9 et en particulier des hommes religieux. La seconde traite de la liturgie et des cérémonies dans le eulte.
Tous les écrits attribués à Zoroastre sont c(»npm dans le Zend-*AVesta. Jadis ils étaient au nombre dé vingt-un , dont ê§pt traitaient de la Création du Monde, sept de morale et de politique et sepi de la physique et d'astronomie. Selon Bundari, les livres de Zoroastre remplissaient is^ooo peaux de boeuf. (Pastoret, Zor. Conf, Mahom.) Selon Topinion la plus accréditée, son dogme et sa doctrine existaient en Assyrie et à Babylon« long-temps avant la fondation de Tempire des Perses , ce qui prouve sa haute antiquité.
Les Mages , depuis que l'histoire en fait mention , firent une caste à part du peuple, comme les Lévites d'Israël : un Lévite , un Mage naquit toujours d'un Lévite et d'unMage. Comm:eles anciens Patriarcheis juifs (i) ^ les Mages se mariaient avec leurs sœurs et leurs filles , les fils avec leurs mères, en cas de décès du père. Il n'y a donc pas lieu de s'étonner que le Patriarche Loth épouse ses deux filles à la fois. Il parait que les privilèges dé ees castes^t leur religion n'ont eu qu'un même berceau;
(i) D'après rHexaméron de S.* Eustache , Abraham avait épousé sa sœur. Les prêtres égyptiens épousaient même leur mère ; néanmoins la nature ne rétrograde qu'avec peine : Fon sait qu'à Athènes aussi on pouvait épouser sa sœur.
car comment expliquer l'analogie frappante qui existe dans leurs coutumes?
La caste des Mages , à son origine , comme celle des Lévites, était peu nombreuse ; par la suite, elle se multiplia extraordinairement ; au commencement , elle ne possédait que des bourgs. Peu après , elle obtint des villes; arrivée par-là à un haut degré de force physique, les Mages et les Lévites, se fiant sur leur nombre , cherchèrent des révolutions, intriguèrent contre les gouver* nemens et les Rois.
Sozamène ii , pag. 73 , dit que la caste des Mages était Anciennement divisée en trois classes : 1.^ les Erbids, pré* très apprentis; 2.** les Mobids, professes-maîtres; 3.® les Destours-Mobids , prêtres accomplis {Matiret ParfaUs).
Aujourd'hui, aux Indes orientales, ces classes se sub divisent ainsi :
1.® hes Erbidet , qii' on initie par la purification de Teau et du feu , professent les études relatives aux initiations, étudient les cérémonies, et les jours de fête lisent au public Vlzechne et le F'endidaly qui traitent des devoirs des hommes. Lorsque , par Texer cice de ces premières fonctions sacerdotales ^ par leur zèle, parleur étude, ils se trouvent instruits, ils deviennent
2.** Mobids, C'est cette classe qui s'occupe de l'interprétation des autres livres de Zend-Avesta , écrits dans l'ancienne langue. Si , après un certain temps, le Mobids
n'arrive pas à expliquer et comprendre ces livres ^ il entre dans les
3.*" Deêtaurt. Cette classe se borne à Tétude de la loi du Zenda et du Pehlvi, c^est une classe stationnaire;le Mobid qui a pu expliquer et entendre les autres ouvrages du Zend-*Avesta devient
4.^ Dêttourt Mobidê. Il est à la tête des Mobids : de cette quatrième classe , les plus savans et les plus anciens deviennent
5.^ Dettourt de Destours qui équivalent aux Grand»* Prêtres juifs et aux Evêques chrétiens, ils décident des points difBiciles et de la loi divine , qui y comme dans toutes les religions , est écrite aussi obscurément que possible. Les sages législateursdescultes ont toujours écrit de manière que partout il faut des interprètes. Les Destours des Destours décident les cas de conscience, et en vertu de cette grâce spéciale que Dieu leur a accordé en personne, les croyans leur paient la dime. Il parait que partout où il 7 a des interprètes de la loi divine, on ne dispense pas gratuitement les dons célestes.
Un Apôtre de Jésus en a fait un devoir i ses frères, qui ne se sont guère mis en peine d'observer , en leur disant : Date gratis quod gratis accepistis.
Les préceptes du Zend-Avesta sont simples , ils sont ceux de la loi juive et chrétienne; c'est Dieu même qui parle :
« Il y a moi , s^ul Dieu. Il y a deux principes , un bon ,
» l'autre mauvais ; lumière et ténèbres. Ne changez ni » le culte ni les formes de prières ; ne vous emparez du » bien des autres; ne dites pas de mensonges j ne sou- » haitez pas des choses impures ni de vengeance y oubliez » les injures; purifiez-vous de toute faute par Tablution; » n'approchez pas votre femme lorsqu'elle est impure , » ni lors des grandes fêtes; ayez confiance dans la bonté^ » de Dieu ; attendez le jour de ma manifestation et soyez » toujours préparé ». %
La iftoralc préchée par les Erbides est la charité; riionnéteté j l'oubli des injures , le mépris des voluptés corporelles , du faste , l'obligaticm de fuir le mal y d'embrasser le bien y d'aimery honorer et servir Dieu. Ils conseillaient la méditation , la crainte de Dieu y enjoignaient de consulter la Providence dans toutes les actions y défendaient le vol^ etc. On voit, d'après la morale des Mages ^ que l'amour de la vérité était la fin de leur système religieux et philosophique , et que la pratique de la vertu est la fin de leur système législatif , but que tous les législateurs religieux se proposèrent. Peu importe y poiorvu que vous adoriez Dieu et que vous aimiez votre prochain y que vous soyez instruit dans vos devoirs par un Mage, par un Hiérophante, par un Patriarche, par un Muphti , par un Prêtre ou par un vénérable Maître en chaire.
Voilà comme le Dieu de Zoroastre prescrit les devoirs aux Mages : '
« Neiroiis90iiiIkspu;iiislTiiîscxlcsigiioruis;béiiissei » les mariages; fréquentes t<is Temples: médites aTec » respect le Zend-Aresta qui doit seul être TOtre loi; que » ceux qui Tondraient Tadoltérer soioit pnnis étemd* 9 lement par le Ciel ».
Les préceptes des Archi-Mages scmt les snivans :
« Ne sqj'ez ni ambitieox ni rains; relevés la dime des » peapks; soyez misérioordieox, c'est le phis bel emploi » des richesses qae le Ciel toqs accorde; laTez-TOos son- » Tent; ayez TOtre habitation près da Temple poor j » entrer sans être aperça ; surpassez les antres Mages en » Tertu et en connaissances de la vraie science; ne crain gnez que moi y Dieo ; reprenez les méchans j de qnd » rang qu'ils sment, sans indmlgenee ; portez la viriii )» devant les Sauverame; sonvenez— vons de moi, Dien, » josqn'â la consommation des siècles qui sera faite par Y le fea (i). Ainsi soit-il ».
Noos croyons inutile de faire sortir des comparaisons de ces préceptes, avec ceux transmis oralement aux initiations égyptienne, juive et chrétienne.
Le temps , qui altère et change tout , malgré la aisor plicité- de ce dogme , amena des hérésies , comme nmis le verrons à l'article de Mânes. Dès -lors les Blages se divisèrent , s'anathématisèrent réciproquement. Le sujet de la question était sur la priorité dans l'existence
(i) Le dogme du Jugement et de la Fin du Monde a été ensei* gné chez les Chrétiens bien après celui des Mages.
des deux principes , bon et mauvais y et sur celle de savoir si les deux principes étaient co-éternels avec FÉtre premier , Dieu. La philosophie du ZendrAvesta passa dans l'Asie occidentale et en Grèce , chez les Persans, chez les Arabes , chez les Juifs ; pour ce dernier peuple , composé de pasteurs paresseux et ignorans, il fallut, après la captivité de Babjlone , qu'on lui traçât un code religieux , q[ui , émanant des susdits principes , lui offrit une histoire et des fastes. Ce livre, qui date de cette époque incertaine , fut dicté par l'emphase orientale , et orné de systèmes obscurs qu'il est impossible à la raison humaine de débrouiller, et dont l'interprétation devait se refuser aux recherches les plus obstinées de ses interprètes. La philosophie religieuse du Zendr-Avesta existe dans la Bible : elle arriva en Judée et dans l'Arabie après la captivité des Juifs en Babylone; mais avec elle les visions et les fables orientales dépouillées , par la nature de ce peuple , de toute science , et en particulier de l'astronomie , qui ne fat conservée que secrètement dans les mystères d'Hiram et dans la loi orale ; pour lors, ce livre sacré ne fut rempli que de Démons, d'Anges, de visions , de miracles ; ce qui a défiguré entièrement l'ancien culte des Mages.
La Divinité apparente des anciens Mages perses , était Mythras , auquel on avait adjoint Orosmade et Orimane , le bon et le mauvais principe ; Mythras était par-là un et triple : c'est de là que Platon emprunta sa Tri-
nité , et d'où différentes religions tirèrent la leur y à en croire de hardis critiques. M. Anquetil du Peron séjourna exprès aux Indes pour connaître la religion des Parsis , chez lesquels la religion de Mythras s'est réjRigiée. Il a même traduit le Zend-^Aveêta et autres onyrages attribués à Zoroastre.
Cet écrivain a trouvé les Parsis divisés entr'eux et en querelle sur un point de cérémonie religieuse. On y disputait pour savoir : « Si le Penon (i) devait ou ne » devait pas être placé sur le nez des agonissans y>.
Ces deux opinions forment de nos jours deux sectes , Tune des anciens croyans ; l'autre des réformateurs qui sont implacables dans leurs haines.
Si ces lois qu'on appelle lois divines sont d'invention humaine 9 et si toutes sortent de l'imagination des hommes ^ on conçoit facilement pourquoi les honmiesnese sont jamais accordés à cet égard; aussi on a disputé , on dispute , et l'on disputera toujours sur des choses qui ne sont pas exactes. A Surate , à Bombay, les Guèbres et les Parsis, qui ne se mêlent pas de querelles religieuses, vivent en paix ; renommés par la pureté de leurs mœurs , conune les anciens Mages, ils adorent un seul Dieu^ prient tournés vers le Soleil , ainsi que la plus grande partie des Orientaux , révèrent le feu et détestent l'idolâtrie.
(i) Le Penon est une pièce de toile de lin de neuf pouces , que les Parsis portent sur le nez en certains temps.
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Comme la religion des Mages existe encore de nos jours , nous sommes presque obligé d'en donner quelques détails, même par la raison indiquée qu'on suppose que la Maçonnerie en tire son origine, et en particulier le rite persan , duquel nous parlerons en son temps. Mais revenons à notre sujet.
A-peu-près à Tépoque où Jésus vivait, dans cette Perse d'où était sorti le dogme des Trinitaires , les Mages fidèles résolurent, pour rétablir en entier le culte et le dogme de l'unité de Dieu , que les Mages irréguliers et le peuple ignorant voulaient défigurer, de publier le code religieux apporté par Zoroastre de l'Egypte*, et qui avait été toujours suivi par les Anciens , et qui était ainsi conçu :
« I. D n'y a qu'un seul Dieu qui coordonna deux principes (i) pour la conservation et la perpétuité de ce qu'il a créé : la lumière et les ténèbres , source de vie et cause de mort.
» II. Tous les hommes sans distinction sont fiU et créatures de Dieu ; en conséquence, ils sont tous frères; de ce principe découle cet amour du prochain , lien de
(i) Les critiques disent que le dogme de Rome moderne a emprunté des Israélites et des Perses VunUé de Dieu et les deux principes des Anges de la lumière et des ténèbres ^ ib disent que le 2 octobre , une fête est établie en l'honneur des Anges de lumière ou Gardiens , et que les ezorcismes , le baptême et d'autres rituels , fournissent des commémorations des Anges prévaricateurs ou des ténèbres.
toute société civile , et qui s'explique en ne faisant point aux autres ce qu'on ne veut pas qui soit fait à soi-même.
» m. Les hommes élevés à des conditions et grades supérieurs aux autres, ne doivent jamais se considérer comme sortis du cercle de Tégalité naturelle établie par Dieu même.
» IV. Le dogme à trois grades ou Ordres :
» 1.** Celui de Croyant;
» 2.» Celui d'Elu ;
» 3.® Celui de Parfait.
» Ces Ordres sont conférés par les Mages supérieurs respectifs.
» V. L'initiation aux mystères sera précédée de la Pt^ rificatian par les quatre élémens et par des épreores ; l'admission aura lieu après que les hauts Mages se seront assurés de la moralité du candidat et de ses progrès dans les sciences.
» VI. Les grades sont distingués entr'eux par un *igne, un attouchement, une parole,
» VII. L'instruction des néophites appartient aux Mages des Ordres relatifs j elle s'exerce sur la phyêiq%ie y la géométrie y Vastronom^te , comme les sciences les plus utiles à l'humanité. Les hauts Mages sont chargés non-seulement du culte , mais encore de la police intérieure des Temples et de l'explication des emblèmes qui ne doivent rappeler ' que Funité de Dieu , la lu-
tniirej et les tdnehret , ou leurs effets , la génération, la deêiruction y la, régénération sous les emblèmes du Soleil , des Etoiles , de la Lune (i) et du Feu ».
L'exacte conformité de ces dogmes est prouvée {>ar saint Augustin contre Manès y par Baronius et par Fleury.
Une des plus fortes raisons qui portèrent les Mages à la publication de ces statuts , était la dépravation des prêtres dans toutes les religions portée au-delà de toute croyance, et projpre à détruire même les institutions des prêtres égyptiens, origine de celles de Perse. De grandes révolutions produisirent à Thébes et à Babylone cette corruption sacerdotale. Hérodote nous apprend que les prêtres de ces villes avaient Tinfamie de faire conduire et introduire chez eux toutes les nuits les plus belles femmes ; ils racontent que, lorsqu'ils en avaient des enfans , ils osaient dire au peuple qu'ils étaient les fils de leurs Divinités.
Un certain Mundus, sous l'Empire de Tibère-Qaude, porta un coup mortel à la religion et aux mystères égyptiens , transplantés et établis à Rome. Ce jeune libertin convoitait et voulait séduire Pauline, dame romaine^ fenune de Saturnin, alors gouverneur de Syrie ; ne pouvant parvenir à ses fins , il s'entendit avec les prêtres d'Isis , qui firent croire à Pauline que
(i) Nous conservons ces emblèmes, el les mêmes doctrines. {Planche iJ^, n.«» 7, 21 , a2, 23.)
3io -C
le Dieu Anubis désirait , dans la nuit , avoir un entretien ayec elle ; la dame, trè^-déyote et trés-crédule, s'y prêta > et se rendit la nuit au Temple.
Mundus satisfit sa passion en se déguisant ; mais il eut dans la suite Tindiscrétion de se yanter du piège tendu à sa victime. Pauline, blessée dans son orgueil > se crut déshonorée et découvrit cette infamie à son mari. Saturnin en instruisit l'Empereur qui fit raser k Temple, pendre les prêtres et exiler Mundus.
Les Mages Perses cherchaient à arrêter la corruption du Sacerdoce; ils mirent tout en oeuvre^ mais inutilement. Ce fut alors, selon diffërens auteurs, que le nouveau dogme Trinitaire, rattaché i la saine doctrine de Jésus , se répandit plus qu'ailleurs en Asie , par le moyen des Juifs voyageurs. Néanmoins la Syrie ne fut aucunement envahie par ces doctrines.