‹ La magie assyrienneChapitre 3 sur 201 · BOR E A · texte numérisé non relu

BOR E A

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;iens Égyptiens semble avoir élé dominée aort. Leur préoccupation de l'au delà était ante qu'elle a laissé partout son empreinte, inéraire, produit naturel des spéculations , a pris sur les rives du Nil un développe it-être nul autre n'est comparable, et la atologique forme, par le nombre comme i des documents conservés, un des groupes -ables de textes offerts aux méditations des u contraire, parmi les textes déjà si nomii livrés le sol de l'Assyrie et de la Babyloas un — au moins de ceux qui sont publiés ement consacré aux cérémonies funèbres, bjet direct et spécial soit d'exposer une indition de l'homme après la mort. Nous îalogue au Rituel funéraire égyptien, ou ts. La Descente d'iitaraux Enfers,le texte important que nous possédions sur le sén'est rien moins qu'un traité didactique e. C'est une histoire édifiante, inventée ou liquer et justifier les cérémonies annuelles Tammuz, et inviter les mortels à ne pas description des enfers, où Islar pénètre r son amant, n'est qu'un accessoire épiso-

L'existence de ce morceau suffirait à prouver, s'il était nécessaire, que les Babyloniens n'avaient pas laissé sans réponse les questions que soulève pour chacun la mort de ceux qui l'entourent, et il ne faudrait pas tirer de conclusions trop absolues du manque de documents qu'un coup de pioche peut nous rendre demain. Pourtant on peut affirmer, semble-t-il, que les méditations des Babyloniens ont porté de préférence sur un autre objet1. Pour eux la grande affaire n'était pas d'assurer, par une sépulture convenablement préparée, l'existence future de leur double et de protéger l'âme au cours de ses périgrinalions jusqu'aux champs d'Ialou. La vie présente était l'objet de leurs soucis ; c'est à la préserver des mille influences funestes dont elle était sans cesse menacée, qu'ils veillaient sans relâche. Prévoir, par tous les moyens de la divination, depuis l'examen des entrailles, jusqu'à l'observation des astres, les événements malheureux qui pouvaient les frapper ; les conjurer par les pratiques de la magie, c'était pour eux la préoccupation de tous les instants. Les lettres assyriennes publiées par Harper* fournissent à ce sujet un curieux témoignage. Ces lettres, adressées aux rois d'Assyrie par leurs officiers et leurs fonctionnaires traitent les sujets les plus variés : l'une relate une guerre de tribus, l'autre annonce l'arrivée de chevaux ; à côté d'une pétition ou d'une demande d'avancement, la lettre d'un intendant décrit le

i . L'Ancien Testament aussi est assez pauvre de données sur Pau delà et M. J. Derenbourg a pu soutenir que « l'idée de l'immortalité de l'âme n'est, dans ie judaïsme, qu'un emprunt fait à la philosophie de PlatDn ». (Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, i5 septembre 1882.) M. J. Halévy l'a vivement contesté {Mélanges de critique et d'histoire, p. 365»38o). Mais le seul fait qu'une pareille discussion a pu se produire montre bien l'insuffisance de nos renseignements.

2. Assyrian and Babylonian Lctters. 5 vol. Londres, 1892- 1900.

mauvais état d'une maison de campagne1. Mais les plus nombreuses peut-être sont des réponses d'astrologues ou de devins consultés par le roi inquiet d'un présage, ou simplement désireux de savoir si les conjonctures sont favorables. Tel est par exemple ce très-court billet d'Istarsumeres au roi '.

ce Au roi mon maître! ton serviteur Islarsumeres. Salut au roi mon maître : que Nabu et Marduk bénissent le roi mon maître ! Au sujet de ce que le roi mon maître m'a mandé : «Y a-t-il une malédiction écrite là-dedans », j'ai fait des recherches. Il n'y en a pas; aucune malédiction n'est écrite ».

Dans un pays où la commune croyance attachait tant d'importance à la connaissance de l'avenir, et attribuait en même temps à l'homme le pouvoir d'en modifier le cours au moyen de certains gestes ou de certaines paroles, les pratiques de la divination et de la magie devaient naturellement teiir une place considérable, et donner naissance à une nombreuse littérature. Les fouilles pratiquées en Assyrie et en Babylonie, bien qu'elles ne nous aient rendu qu'une partie infiniment petite des trésors contenus dans le sol, nots donnent cependant une idée assez juste du développement de cette littérature. Les présages et les incantations forment certainement plus de la moitié des textes religieux issyriens qui nous sont parvenus, et rien ne permet de supposer que cette proportion puisse être modifiée par de nouvelles trouvailles. Même les documents étrangers à lalttérature magique et divinatoire proprement dite, comme ks légendes et les inscriptions historiques, attes-

i. Harpe, n°" 275, 3g4, 2, 38<).

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