B K B R d» 50, 3 et passim
l'élévation des iùains1 ». Mais avait-on recours dans chaque cas à une consultation spéciale des oracles, ou bien plutôt existait-il, comme pour les cérémonies religieuses \ des espèces de calendriers indiquant pour chaque jour du mois les
- rites convenables? Le silence dès textes à ce sujet ne nous
- permet pas encore d'en décider»
Pas plus que le mois ou le jour, l'heure n'était indifférente pour la célébration des rites magiques ; mais il semble qu'elle était fixée d'une manière uniforme, au moins pour chaque rite ou espèce de rite, et que la divination n'avait pas à la déterminer. Cela résulte des incantations, où l'heure est clairement indiquée par les paroles même que récitait l'exorciste ou le patient. C'est ordinairement à l'aube que l'on opérait contre les sorciers. Nous trouvons en effet dans la série maklû plusieurs passages dans le genre de ceux-ci : « Jusqu'à ce que • tu te lèves, je t'attends, seigneur Ôamas. — L'aurore est revenue, j'ai lavé mes mains. — Samas s'est levé, j'ai achevé l'ablution de mes mains '. » Telle incantation devait se réciter le matin et le soir : « Récite sur lui l'incantation à l'entrée et à la sortie du bétail4 ». Les Assyriens partageaient probablement le préjugé encore répandu aujourd'hui : que les sorciers et les sorcières n'ont de pouvoir que la nuit, et que, l'aurore les trouvant désarmés, il est plus facile alors de les combattre avec succès. Une curieuse pratique de l'Italie méridionale met en lumière cette superstition : « On tue un chien ou un chat, et le soir, on en dépose le cadavre sur le seuil de la porte ; la sorcière est obligée, avant d'entrer dans la maison, de compter tous les poils de ranimai,
i. Harper n° 23, a 1-22 ; amélu maimaiu ûmu limite Id (dbu nii Ifâti là inaèSi.
•1. V. Hémérologies pour le mois d'Elul intercalaire et pour le mois de Tammuz, IV A 32-33.
3. Maklù VII, i52, 69; V11I, 76. Cf. BKBR i3o, 34-35; 170, inf. 4.