LBS DIEUX DANS LA MAGIE
m'agenouille; que tout ce que je fais réussisse et prospère. — Tu diras cela, et avec une hache d'or, un taggamme d'argent ta toucheras Yeru, et avec une cognée tu le couperas. [Tu en feras (?)] les sept images des sept dieux, coiffés de leur coiffure propre, vêtus de leur propre costume ; sur un piédestal de tamaris tu les placeras, vêtus d'argile grise comme d'un vête* ment1 ».
Les cérémonies de l'envoûtement étaient accompagnées de sacrifices auxquels, parfois, assistaient les images de ceux que Ton voulait maléficier. Avant de faire en suif, comme nous l'avons vu plus haut, l'image de l'ennemi : «Tu balaieras le sol, tu répandras de l'eau pure, tu dresseras des autels devant Istar, Samas et Nergal : tu placeras trois pains de farine de froment, tu disposeras de la marmelade de miel et de beurre ; tu verseras des dattes, de la fleur de farine ; tu sacrifieras trois forts moutons; tu placeras la chair du côté droit [sur l'autel]; sur un brûle-parfum tu verseras le cyprès et la fleur de farine; tu répandras du miel, du beurre, du vin, de l'huile parfumée* ». Un texte, malheureusement mutilé, mais dans lequel il est manifestement question de cérémonies destinées à exorciser les démons qui tourmentent un malade, nous indique à quelle distance les images devront être placées. Nous avons d'abord les trois dernières lignes d'une incantation qui semble opérer un mariage mystique entre les démons et les images destinées & la destruction. « Vous, tout le mal, tout le mauvais qui s'est emparé de N. fils de N. et le poursuit, si tu es mâle, que ceci soit ta femme, si tu es femme, que ceci soit ton mâle ». Puis viennent les prescriptions relatives au sacrifice : « Au matin, tu dresseras, devant Ea, Samas et Marduk, sept autels ; tu installeras sept brûle-parfums, avec du cyprès; tu immoleras sept moutons; tu offriras la chair du côté droit, les reins,
x. BKBR i54, 1-19. Cf. i56, i-a5.
a. BKBR 172 supr. 3- 10.
les sumé; tu répandras du vin de sésame. Ces images4, à sept aunes devant le sacrifice tu les placeras, tu les disposeras, tu les couvriras d'une étoffe de lin* ». Pour délivrer les malheureux livrés aux revenants parles sorciers, le sacrifice à Ôamas Ea et Marduk se compliquait d'une libation aux esprits des morts : « Lorsqu'un homme est choisi par un mort et qu'un ekimmu l'a pris, consacre la demeure, verse de la fleur de farine. Le matin, pour que le sorcier et la sorcière ne [fassent] rien de mauvais..., fabrique des images du sorcier et de la sorcière..., fais-les prendre, revèts-les des vêtements de tous les jours, oins-les de bonne huile. Devant èamas nettoie le sol, verse de l'eau pure, place un siège blanc pour le dieu... Étends des étoffes é tin celantes, dresse un autel devant... Place trois fois des pains devant Samas, Ea et Marduk, verse des dattes, de la fleur de farine, place trois vases adagurzi, place trois brûle-parfums avec des matières odorantes, verse des céréales de toute sorte. Pour les ekimmu de sa famille, place un siège à gauche du sacrifice ; pour les ekimmu de sa famille, à gauche des ekimmu, à gauche place un siège; pour les ekimmu de la famille, verse une libation aux morts, faisleur des présents * » .
i. Auxquelles était adressée l'incantation précédente.