‹ La Magie dévoiléeChapitre 4 sur 26 · PREFACE XI · texte numérisé non relu

PREFACE XI

réglé ; à vous les cadavres, et nous pourrions dire toutes les apparences de la vie, les fausses idées nées dans vos esprits sur tout ce qui es^supérieur aux forces mortes. A nous ces brillants phénomènes, résultat de l'agent que vous avez méconnu ; à nous r étude des facultés de Tâme et la possession des mystères qui étonnèrent le monde ancien.

Franchissant la limite tracée aux connaissances humaines, nous pénétrons aujourd'hui dans le domaine moraJ^ et les fruits que nous en rapportons n'ont point parmi vous leurs pareils.

Nous pouvons donc enfin, saisissant l'homme en

lui-même, faire apparaître dans tout son jour la merveilleuse faculté dont la nature Ta doué ; montrer à tous sa divine essence, et révéler un nouveau monde.

Magie ! magie ! vient étonner et confondre tant d'esprits forts, gens pleins d'orgueil et de vanité, qui ont conservé les préjugés de leur enfance, et qui pensent être arrivés dans le vrai des choses, tandis qu'ils n'ont point dépassé la porte du sanctuaire où se trouve renfermée la vérité ; ils semblent frappés de vertige, et sont pour nous comme

XI 1 PREFACK

ces aveugles-nés à qui on parle de la lumière du jour, des beautés de la nature qu'elle nous laisse apercevoir et de ses brillantes couleurs qui charment tant la vue ; ils ne peuvent comprendre, et restent froids à la description de ces beautés. Pour nous le savant est semblable, lorsque nous plaçons sous ses yeux: couverts de taies les merveilles de la science nouvelle.

Agir sur une âme; faire mouvoir le corps d*autrui, Tagiter comme fait l'aquilon du faible roseau ; pénétrer dans un cerveau humain et en faire jaillir les pensées cachées; déterminer un tel mouvement dans les organes les plus profonds, que tout ce qui s'y est accumulé d'images apparaisse à la vue de l'esprit ; rendre sensible ce travail, le montrer, n'est plus qu'un jeu pour nous, et ce n'est aussi que le commencement des œuvres magiques ! Nous savons mettre en fusion le métal humain et le pétrir à notre guise ; nous savons en extraire l'or et les métaux les plus précieux. Nous employons ici ces figures^ car nous manquons de mots pour peindre les choses morales.

Plaignez-nous donc de croire aux merveilles et

Page 1