LE SOUFFLE FROID
Quand Lafontaine se passait un peigne dans les cheveux, l’effluve était si fort qu’un enfant qui était présent s’écria; « Il y a le feu, il y a le feu à la tête de M. Lafontaine (1). »
L’effluve dégagé par le médium et les assistants donne naissance à ce singulier phénomène du souffle froid.
Toutes les personnes présentes sentent fort bien alors une sorte de souffle frais qui parcourt toute la chaîne dans un certain sens. C’est le courant fluidique, formé par les périsprits, qui s’établit.
Le courant fluidique, invisible pour les esprits maté-
(1) Cari du Prel, Revue des Revues du 1®' mars 1896.
riels etvisible pour les voyants (sujets somnambuliques), circule au-dessus du cercle et dans son intérieur (1).
Des instruments de musique circulent au-dessus des têtes des assistants en jouant des airs variés. Ces instruments peuvent se poser en moins de trois secondes successivement sur les têtes de douze personnes formant la chaîne, phénomène impossible à obtenir par tricherie.
Que se passe-t-il en ce moment ?
Le courant fluidique qui circule au-dessus des assistants et qui est renforcé par leur union en chaîne, ce courant porte les objets comme un véritable fleuve (2).
Eusapia porte à deux centimètres au-dessus de sa tête sa main accompagnée par celle de M. de Gramont qui la tient toujours. Celui-ci a l’impression nette d’un courant froid s’échappant des cheveux du médium et qui est semblable à celui qu’on ressent près d’une machine électrostatique à influence.