‹ La magie et l'hypnoseChapitre 62 sur 70 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Nous avons défini la Magie « l’application de la volonté humaine dynamisée à l’évolution rapide des forces vivantes de la Nature ». Cette étude est donc d’ordre scientifique et elle constituait en effet le couronnement des sciences biologiques dans les anciens sanctuaires initiatiques. Do nos jours, tout le monde a voulu s’occuper de magie et nous avons vu des interviewers, des journalistes et des romanciers discuter gravement le problème de l’existence de la magie et conclure à la négative. Cela fait un peu l’effet d’un cours d’arabe professé par un équilibriste et ne mérite pas d’attirer même un instant une discussion sérieuse.

Nous sommes convaincu qu’avant vingt ans, les sciences psycho-physiologiques auront conduit les savants en pleine magie et que les forces du plan astral seront étudiées, soit sous leur nom traditionnel, soit sous de nouveaux noms forgés par les académies pour la circonstance. Aussi, lorsque nous voyons des chercheurs delà valeur de M. de Rochas déterminer expéri-

LA MAGIE ET L’ilYPNOSE

mentalement l’existence d’un « double » de l’être humain capable de s’extérioriser, des biologistes comme MM. Richet ou Ochorowizc constater l’existence de forces psychiques qui semblent échapper aux lois physiques actuellement connues, laisserons-nous passer sans y prêter la moindre attention les conclusions des romanciers.

La magie existe, à notre avis, et après avoir cherché à appliquer à cette science les données les plus récentes delà physiologie et do la psychologie dans notre Iraiiê élémentaire de Magie pratique, nousallons étudier dans ce travail l’arsenal du magicien,

1° Dans sa constitution, telle que nous l’enseigne la tradition.

2® Dans les perfectionnements qu’on peut y apporter grâce aux progrès des sciences contemporaines.

3“ Dans ses rapports avec Thypnose.

L'hypnose, dans tous ses degrés, est dérivée des pratiques de l’ancienne magie ; mais son emploi permet des recherches expérimentales que l’avenir pourra contrôler et vérifier et qui constituent, pour le présent, de bien intéressantes hypothèses. Sans prêter plus d’importance dans la production de ces faits à l’intervention de Satan que ne lui en accorde le chimiste dans le phénomène de la combinaison du chlore et du fer, nous sommes assurés d’un double résultat qui ne manque pas d’intérêt. Le premier, c’est d’éviter de notre mieux le mysticisme, et le second de laisser la voie complètement iibre aux journalistes et aux romanciers.

§ 1. — L’arsenal du magicien.

Prenant un à un les principaux instruments employés par celui qui selivreà une expérience dite magique, nous allons examiner chacun de ces instruments au moyen du sujet hypnotisé. Nous rappelons, à propos de chaque

point étudié, les enseignements de la tradition à ce sujet et cela permettra à tous les expérimentateurs que nous convions à la vérification de ces recherches de bien se rendre compte du but poursuivi et du caractère spécial de chacun de nos essais.

Commençons par décrire une expérience courante de magie, pour énumérer d’abord les symboles et les instruments que nous aurons à étudier.

Une expérience de magie.

Le magicien faisant une expérience est debout au milieu du cercle tracé par lui et enfermant les noms et les symboles fixés par la tradition. L’expérimentateur tient d’une main l’épée à la pointe effilée, et de l’autre la baguette fortement aimantée. Aux pieds du magiste fume le parfum planétaire, son corps est couvert du vêtement immaculé, sa tête est garnie de la plante sacrée indiquée par l’étude des correspondances naturelles. C’est alors que les paroles de l’évocation et les formules de la conjuration sont proférées et que la Nature, vibrant étrangement sous l’influence du Verbe humain dynamisé par l’entraînement, livre un de ses plus obscurs secrets.

Or, s’agit-il seulement d’un cas particulier de folie, ou cette expérience correspond-elle à des lois physiques tellement éloignées de nos concepts actuels, qu’elles nous font l’effet qu’eût produit le phonographe sur Voltaire ? C’est ce que nous espérons résoudre de notre mieux par la suite.

Pour l’instant, esquissons une théorie rapide du but cherché par l’expérimentateur.

Le magicien se propose d’agir sur une force du genre de 1 électricité et qui sert de moyen de manifestation et d action aux êtres de l’invisible auxquels elle permet de se mettre en rapport avec les êtres de la terre.

LA MAGIE ET L’iIYPNOSE

Sla. Le magicien a d’abord isolé soigneusement son corps physique pour le mettre à l’abri des réactions produites par cette force. Cet isolement est obtenu par le cercle.

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