‹ La Maigreur et L'AmaigrissementChapitre 9 sur 20 · PE UPCTEUPRIO TOO NE ONU 02 NE NON NE · texte numérisé non relu

PE UPCTEUPRIO TOO NE ONU 02 NE NON NE

La moyenne de corpulence est ici de 3,62, maus il

s’agit d'individus de 20 à 25 ans qui n'ont pas encore achevé leur complet développement.

IL n'est pas sans intérêt de constater que la statistique de Rigal est d'accord avec les chiffres de Quételet au point de vue de la progression absolue et relative du poids avec l'élévation de la taille.

Bexeke, en Allemagne, a trouvé sur 3393 soldats une

moyenne analogue à la précédente + — 9,759.

Korger, en Russie, arrive aux mêmes résultats à peu

de chose près.

Janxsex, en Belgique, sur un grand nombre d'observa- 614 5

FN à P :

Lions, trouve une moyenne un peu inférieure Ni 3,42.

Entre les nouveau-nés français, anglais et écossais, S 8 Francis Ocsrox trouve des différences du poids et de la

taille, mais le rapport entre l'un et l'autre ne varie pas,

el : 0:00!

D'après les chiffres de Quételet, nous avons vu que la corpulence augmente très régulièrement avec l’âge et parallèlement au poids et à la tulle : Hakuxer qui a eu la patience de mesurer et peser régulièrement une petite fille, pendant l’année qui suivit la naissance, confirme ces données pour les premiers mois de la vie. Nous ne donnons ici que quelques-uns de ces chiffres.

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Ici 1l faut faire la même remarque qu'au sujet des différences de taille : ce n’est pas la graisse qui augmente relativement et absolument le poids, mais les tissus osseux et musculaires. Le système adipeux subit plutôt une diminution relative depuis la naissance jusqu'à la puberté, pour augmenter ensuite jusqu’à l’âge moyen de la vie.

De tout ce qui précède, nous pouvons conclure que les moyennes d’une corpulence physiologique chez l'adulte ayant achevé son complet développement oscillent entre Dre iLoel admettre avec M. Bouchard que l'homme ne devient maigre qu'au-dessous de 3,5, et la femme audessous de 3,1 ; de plus que dans l'appréciation de la corpulence on doit tenir compte du sexe, de l’âge et de la taille, conditions qui, comme toujours, impriment à la nutrition générale des variations plus ou mins accentuées.

Qu'est-ce maintenant que la maigreur au point de vue anatomique, anatomo-pathologique pourrions-nous dire ? La maigreur consiste essentiellement dans une dystrophie générale du tissu adipeux. Les réserves de graisse qui physiologiquement occupent les espaces conjoncüfs, sont moins abondantes qu’à l’état normal, sans que le tissu musculaire soit attéint dans sa ‘valeur fonctionnelle, alors même qu'il est d'un poids relatif moindre, le tissu adipeux interfibrillaire ayant disparu en partie.

La simple réflexion suffit pour constater combien 1l est difficile d'apprécier, même approximalivement, la quantité de graisse contenue dans le corps. Tout ce que l’on peut dire, c’est que, chez les sujets de corpulence moyenne,

les réserves adipeuses forment une part importante du

Re Sn poids du corps, 2 à 5 pour 100 environ (Moleschott, Béclard, Burdach).

C'est le tissu cellulaire sous-cutané qui s'amaigril tout d'abord, principalement au niveau des joues, du cou, de la région sous-mentonnière, de l'abdomen et des lombes. Viennent ensuite les museles et le péritoine. Les régions très riches en üssu cellulaire comme l’aisselle, le creux poplité, gardent en général toujours un peu de graisse, même chez les individus très émaciés.

Chez les sujets qui maigrissent beaucoup au cours de certaines affections entraïnant une cachexie profonde (cancer, tuberculose), la maigreur résulte également de la diminution du tissu musculaire, surtout aux périodes ultimes. Mais dans ce cas, les réserves adipeuses ont presque totalement disparu.

Au contraire, dans certaines affections du système nerveux et dans quelques maladies primitives du muscle, celui-ci peut être seul atteint dans sa nutrition : il en résulte une atrophie totale ou parüelle, qui donne aux membres ou au tronc une apparence émaciée qu'il ne faut pas confondre avec l'état de maigreur vraie, d'autant moins que très souvent le tissu adipeux est respecté et que

l'échange des matières grasses se fait normalement. ’

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