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et près des extenseurs de la main, on suture les muscles et les aponévroses par dessus le nouveau radius ainsi créé.
En prélevant la greffe, on aura soin de conserver la couche périostée ainsi que la portion distale du cartilage épiphysaire afin d'éviter dans la mesure du possible la résorption du nouveau radius (K, L).
Méthode de Fræœlich. — Primitivement le Professeur FRŒLICH sectionnait le cubitus à 4 centimètres au dessus de son apophyse styloïde ; puis, amenant l’extrémité proximale de cet os sur le bord externe du carpe, il constituait ainsi (fig. 2-B) une sorte de fourche qui maintenait la main dans le prolongement de l'avant-bras. |
La main et l’avant-bras étaient placés dans un appareil plâtré jusqu’à ce que la soudure osseuse de la bifurcation de la fourche soit obtenue.
Ce procédé, comme on le voit sur la figure 2 (B), détermine un certain raccourcissement de l’avant-bras; aussi, utilisant la propriété que possède le périoste de régénérer de los, FRœLICH le modifia-t-il de la façon suivante :
Après avoir fait une incision de 5 centimètres sur le bord interne du cubitus, il décortique le cubitus de sa gaine périostée sur une longueur de 4 centimètres en ménageant les vaisseaux et les nerfs environnants et le sectionne à son extrémité inférieure à 1 centimètre au dessus de la base de son apophyse styloïde (fig. 2-C); celle-ci est laissée en place, ainsi que sa gaine périostée, tandis que la partie de l'os dépourvue de son périoste est
amenée sur le côté externe de la main s'appuyant contre le trapézoïde ou le deuxième métacarpien auquel il est solidement fixé par un fil d'argent (fig. 3).
L’avant-bras est maintenu en rectitude avec la main à l’aide d’un morceau de carton rectangulaire recouvert de leucoplaste. Lorsque le périoste, laissé en place du côté interne aura régénéré l'os, la main sera solidement maintenue dans le prolongement de l’avant-bras par une sorte de fourche à deux branches.
L’articulation cubito-carpienne étant intacte, et une néarthrose se produisant plus tard avec la partie distale du cubitus, au niveau du trapézoïde ou du deuxième métacarpien, les mouvements du poignet seront possibles.
Deux fois, le Professeur FRŒLICH a pratiqué cette intervention sur des enfants de treize et dix-huit mois, les résultats fonctionnels et esthétiques ont été pleinement satisfaisants.
b) Dans le cas d'absence du cubitus
a) Dans certains cas, où le fonctionnement de la main est suffisant, l'intervention chirurgicale ne donnerait qu’une amélioration problématique, l’abstention s'impose.
b) Dans les cas où les mouvements sont trop limités et où, suivant l’expression de Por, l’avant-bras « accroche », la résection de l'extrémité supérieure du radius est indiquée.
c) Lorsque les mouvements de pronation et de supination sont trop limités ou impossibles, par suite de
la synostose radio-cubitale, on abordera la zône de soudure par la face postérieure et, par un trait de scie, on séparera les deux os de l’avant-bras. Mais, comme le fait remarquer POTEL, la séparation faite, les mouvements sont encore difficiles à cause de la rétraction des parties molles et des ligaments qui unissent les deux os.
« Pour éviter la formation du cal, il faudra interposer un fragment de muscle entre les deux surfaces osseuses et commencer les mouvements de pronation et de supination le lendemain de l’opération » (PoTEL).
Pour corriger la déviation de la main du côté cubital, on pourra, dans les cas où de trop graves malformations ne constitueraient pas de contre-indication à l'intervention, s'inspirer de certaines méthodes employées pour la main bote radiale. La greffe osseuse, suivant le procédé d'ALBEC, deuxième manière, paraît devoir être une de celles dont l'application rencontrerait le moins de difficulté.