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LA MAIN BOTE EST DUE A LA MALFORMATION DU SQUELETTE

a) Dans le cas d'absence de radius

Dans ce cas, le traitement orthopédique est souvent inefficace, cependant le professeur FRœLICH obtint chez un jeune garçon des résultats très satisfaisants par la séroplastie jointe au traitement electrique et mécanique. À

Traitement chirurgical. — C'est, en eflet, généralement au traitement chirurgical qu'il faudra avoir recours.

REDARD conseille de le faire le plus tôt possible, le professeur FRŒLICH conseille d'attendre que l'enfant ait au moins un an.

Certains auteurs ont proposé de faire l’arthrodèse radio-carpienne afin d'obtenir une fixation du poignet en bonne position. La méthode n’est applicable que dans un nombre de cas limité.

Méthode de Hoffja. — La méthode de Horra consiste (fig.:2-a) en une simple ostéotomie du cubitus suivie d'une hypercorrection de la main, elle peut être combinée à la ténotomie des tendons et des muscles opposés.

Méthode de Romano. — Clémence Romano voulant conserver au membre toute sa mobilité laisse l’articu-

lation intacte.

Il fait une incision de 4 centimètres sur le bord

interne du cubitus (B), incise le périoste et le détache de tous côtés en prenant soin de ne léser n1 tendons, ni vaisseaux.

Il excise un coin osseux du cubitus, ce coin ayant sa base du côté interne de cet os ; il faut pour obtenir la correction, que l'angle de ce coin osseux soit obtus. Une partie du scaphoïde est supprimée. Il fait ensuite l’ostéoraphie des fragments du cubitus et suture l'os du carpe au cubitus avec un fil métallique.

L'opération terminée, il applique un appareil plâtré.

Méthode de Sayre. — SAYRE préconise de créer une nouvelle articulation entre le cubitus et le carpe.

Voici comment SAYRE décrit son intervention dans un cas où le raccourcissement des tendons et de toutes les parties molles, l’empêcha de détacher du carpe l'apophyse styloïde du cubitus (C et D).

« Après avoir débarrassé le cubitus de toutes les bandes ligamenteuses qui le relient au carpe, j'enlevai ce que je pris pour le grand os et l’os crochu (le semilunaireetlescaphoïde étant vraisemblablement absents), j'enlevai également la pointe de l’apophyse styloïde du cubitus, j'aiguisai un peu cet os et je le plaçai dans la cavité qui existait dans le carpe par suite de l’ablation du grand os et de l'os crochu. J'avais pensé tout d’abord obtenir une ankylose par suture osseuse, mais je me décidai à laisser le cubitus indépendant du carpe, espérant ainsi obtenir un membre plus utile ».

La main est ensuite placée dans une position rectiligne maintenue par un appareil qu'on enlève au bout de trois semaines.

Le résultat, d'après Savre, fut excellent au point de vue esthétique et fonctionnel. Il semble cependant que cette méthode donne une articulation qui manque de solidité.

Méthode de Bardenbeuer et Mac Curdy. — Flle consiste à souder le carpe au cubitus de façon à maintenir la main dans l'axe de l’avant-bras.

Après avoir fait une incision le long du cubitus, on délivre cet os de ses attaches avec le carpe et on exagère les déviations de la main, puis, à l’aide d’un couteau à résection, on fend le cubitus jusqu'à sa partie moyenne en deux fragments : l’un cubital, l’autre radial.

Le carpe est taillé en pointe. On écarte alors les deux fragments et on introduit dans la fente ainsi obtenue les os carpiens (G), on maintient ces derniers en place à l’aide de deux chevilles d'ivoire que l’on enfonce, l’une dans le fragment radial, l’autre dans le fragment cubital. BARDENHEUER conseille ensuite l’ostéoclasie du cubitus et son redressement consécutif.

Il n’est pas besoin d’insister pour montrer que le danger de cette intervention réside dans l'impossibilité de régler la longueur de la section du cubitus qui peut ainsi se fendre d’un bout à l’autre.

RINCHEVAL prétend que si cet accident survient, le résultat de l'intervention n’est nullement compromis.

Mac Curpy modifia cette opération en sectionnant le cubitus à un endroit où l'extrémité libre du fragment supérieur peut être mis en contact avec le semilunaire qui fut curetté, les deux os furent coaptés par

une suture au fil de soie. Il fit ensuite une ténotomie des tendons du côté radial (E.F.). Le bras fut ensuite placé dans un appareil plâtré.

Méthode d’Antonelli. — ANTONELLI estimant qu'il faut à tout prix éviter l’ankylose du poignet, propose deux méthodes de traitement.

1° Fente longitudinale du cubitus depuis sa portion

distale jusqu’à son extrémité, avec l’idée de créer un nouveau radius qui est maintenu en place par l'interposition des muscles voisins. Le tiers moyen du cubitus est ensuite cassé obliquement par une manœuvre manuelle et le bout du radius nouvellement créé, est attaché au cubitus et au carpe au moyen de sutures (H).

2° Fente longitudinale comme précédemment : fixation de la nouvelle articulation radio-carpienne déjà décrite et allongement plastique des tendons par des SectHonsien ZT); |

Méthode d’Albec. — Tout d’abord, ALBEC employait des greffes osseuses prélevées sur le tibia, greffes qu'il se contentait de mettre à la place du radius absent. Mais cet auteur n'ayant pas obtenu les résultats qu’il escomptait modifia ensuite sa méthode : Il fixa le greffon, non plus dans le lit du radius absent, mais obliquement, après avoir pratiqué une mortaise dans le cubitus et le scaphoïde (TJ).

Méthode d'Edwar Ryerson. — On prend une greffe de la surface postérieure du cubitus et on la place à l’endroit où devrait se trouver le radius, profondément

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