‹ La Main Bote CongénitaleChapitre 32 sur 34 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Le traitement de la main bote devra être entrepris dès la naissance. À ce moment, on se bornera à faire du redressement de la main qu’on maintiendra en recütude à l’aide de leucoplaste ou d’attelles de carton; l'association de ces deux moyens de redressement sera nécessaire dans les cas de malformations assez pronon- CÉÉS:

Dans les mois qui suivront la naissance, on continuera à faire des manipulations pour obtenir le redressement de la main qu'on maintiendra en bonne position à l’aide d’une gaine de cuir qui entourera le poignet.

À un an, lorsqu'il n’y aura pas de lésions osseuses, ou lorsqu'elles seront peu importantes, on se bornera à faire des séroplasties (sections, allongements, transplantations tendineuses).

Dans les cas d'absence du radius, les plus fréquents, on pourra :

Ou bien sectionner la tête du cubitus; après avoir dégagé une partie de cet os de sa gaine périostée, on en fixera le bout proximal sur le côté radial du carpe avivé. Une suture osseuse maintiendra le cubitus dans sa nouvelle position.

Ou bien prélever une greffe osseuse sur le tibia. On

fixera une des extrémités de cette greffe sur le bord externe du carpe, l’autre extrémité s'appuyant sur le cubitus, dans un tenon pratiqué sur ce dernier, de manière à constituer une sorte de fourche osseuse qui maintiendra la main en rectitude.

Le traitement post-opératoire devra durer un, deux ans et même davantage. Il consistera à faire porter à l'enfant un gantelet de cuir qui, tout en maintenant le poignet dans la direction de l’avant-bras, s’opposera aux rétractions tendineuses des radiaux.

Vu:

Nancy, le 22 Juin 1925.

Le Président de la Thèse, R. FRŒLICH.

Vu:

Nancy, le 24 Juin 1925.

Le Doyen, L. SPILLMANN.

Vu et permis d'imprimer, Nancy, le 26 Juin 1925.

Le Rectcur de l'Académie, Ch. Apaw, Membre de l'Institut.

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