‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 109 sur 235 · Cf. Térence, Adelphi, 101 et suiv · texte numérisé non relu

Cf. Térence, Adelphi, 101 et suiv

l'esclavage 1 03

l'agora '. Les sujets étaient étalés aux regards des amateurs sur une estrade en pierre"-. On les examinait minutieusement; on les faisait déshabiller, marcher, courir; on s'informait de leur provenance, de leurs capacités physiques et morales, et finalement le crieur prononçait l'adjudication 3. Le prix était tantôt acquitté sur Iheure, tantôt stijoulé exigible à une date ultérieure, moyennant caution '*.

La loi Cretoise semble avoir reconnu a l'acquéreur le droit de résilier la vente dans les trente jours, s'il découvrait après coup chez l'esclave un vice caché ■'. L'action rédhibitoire existait pareillement à x\thènes. Le vendeur était obligé de déclarer si l'homme avait quelque infirmité ; faute de quoi, l'acheteur pouvait lui intenter un procès, qui aboutissait d'ordinaire à l'annulation du contrat '\ Parmi les affections qui donnaient lieu à une instance de cette nature, Platon cite la phthisie, la pierre, l'épilepsie, la strangurie et les maladies mentales. Il fallait d'après lui que le mal fût incurable ou d'une guérison malaisée, et qu'il lut difficile de l'apercevoir. Si le vendeur ignorait l'état réel de l'esclave, il remboursait simplement le prix ; il payait le double s'il avait été de mauvaise foi".

M. Beloch a essayé d'évaluer le nombre total des esclaves de la Grèce propre, et il croit que vers l'année 432 il y en avait à peu près un million, contre un million six cent mille personnes libres ^. Mais il semble que ce chiffre, obtenu par une série de raisonnements et de conjectures, soit bien inférieur à la vérité, d'abord parce que dans certains pays, comme l'Arcadie, l'Archaïe, l'Elide, la Phocide, la Doride, la Locride, les Sporades du Nord, l'Étolie^, l'Acarnanie, l'Epire, M. Beloch ne compte

1. Aristophane, C/iei"a//ers, 43; Harpocration, Kjxàoi (d'après Dinarque); Hézychius, Kj/.ÀOÇ.

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