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l'esclavage i 07
des chiffres très divergents. Il vaut mieux grouper des chiffres qui aient entre eux des affinités naturelles et comparer des gens placés dans des conditions approximativement identiques.
Au v" siècle, la rançon ordinaire d'un prisonnier de guerre était de deux mines ' (environ 200 fr.) ; au début du iv*", elle s'élevait en Sicile à trois mines'-; quelques années plus tard, elle oscillait entre trois et cinq mines ^^ et c'est à ce dernier taux qu'elle se maintint après Alexandre'*. Or il est probable cpie ces chill'res ne s'écartaient pas sensiblement de ceux qui représentaient la valeur des esclaves proprements dits, puisque les prisonniers étaient eux-mêmes assimilés aux esclaves, tant qu'ils n'avaient pas été rachetés.
Une inscription attique nous donne la liste de plusieurs esclaves qui furent mis en vente A'ers 415. Le moins cher, un Carien, fut payé cent cinq drachmes, et le plus cher, un Syrien, trois cent une. Trois femmes thraces furent estimées cent trente cinq, cent soixante-cinq et deux cent vingt-deux drachmes. Un jeune Carien atteignit cent soixante-quatorze drachmes, et un enfant de même origine soixante-douze -^
Les actes d'affranchissement relatent par centaines des prix d'esclaves pour les derniers siècles avant notre ère. Sur deux cent vingt et une rançon d'hommes que j'ai pu réunir, cent soixante-deux s'échelonnent de trois à cincj mines inclusivement. On en compte vingt-trois au-dessous de trois mines et vingt-six au-dessus de cinq jusqu'à six. Cinq atteignent dix mines, deux treize, une dix-huit et deux vingt. Sur trois cent douze rançons de femmes, il y en a quarante-deux au-dessous de trois mines, deux cent trente-cinq de trois à cinq mines, vingtquatre de cinq et demi à neuf, neuf de dix, une de douze et une de quinze ''.