‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 115 sur 235 · Démosthène, XIX · texte numérisé non relu

Démosthène, XIX

4. DiODOHE, XX, 84 ; TiTE-LivE, XXXIV, 50; PtuTAnciVE, Flamininus, 13.

:;. CIA, I, p. i:;2. Cf. iv, i, p. 13:;.

0. J'emprunte les éléments de celle statistique h DI, 135C-2342. J'ai négligé les docunienls qui se trouvent au BCA, XXII, p. 9 et suiv., parce qu'ils sont de l'époque romaine. — On a prétendu que ces prix étaient fictifs et qu'on ne les inscrivait dans les actes que pour calculer les amendes encourues parles individus qui tenteraient dans la suite d'asservir indûment l'affranchi, et par les garants qui négligeraient de le défendre (Cf. Chap. IX)- La chose est peut-être vraie de quelques-uns de ces prix; mais nous avons

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Le malheur est que nous ignorons la profession de toutes ces personnes; et pourtant c'est là ce qui nous intéresserait le plus. J'imagine que parmi elles il y avait beaucoup d'esclaves domesti([ues, comme semble l'attester ce fait que même après leur all'ranchissement elles devront rester quelque temps au service de leurs maîtres. Je conjecture aussi que plusieurs étaient des esclaves de luxe, et ainsi s'expliqueraient les gros chiffres que nous avons notés dans ces documents, à supposer qu'ils soient tous réels. Mais ce que nous voudrions savoir avant tout, ce sont les prix des esclaves employés dans l'industrie, et notre curiosité n'est satisfaite que pour un d'entre eux, pour un corroyeur. qui est évalué dix mines (1.000 fr. environ).'

Il ressort d'un passage de Xénophon qu'au milieu du iv" siècle on pouvait avoir un esclave mineur, soit pour cent cinquante-trois drachmes, soit pour cent quatre-vingt-trois-^. Ce témoignage est confirmé par un texte de Démosthène, où l'on voit Nicobule consentir un prêt de 4.500 drachmes, garanti par trente esclaves, ce qui donne UiO drachmes pour chacun d'eux '^ Le même auteur déclare que son père laissa en mourant trentedeux ou trente-trois esclaves armuriers, et vingt esclaves en meubles. Les premiers valaient d'après lui de trois à six mines par tête ; mais il avoue que les meilleurs furent vendus par son tuteur à raison de deux mines, probablement au-dessous de leur

la preuve qu'en général ils étaient réels, et qu'ils furent exactement payés. Ainsi au n° 1723 le maître déclare que les cinq mines de rançon lui ont été remises par un tiers. Au n» 1749 on voit que l'alTranchi a donné comptant une mine et demie, et qu'il demeure débiteur du reste. 11 en est de même au n" 17o4; le solde égal à la moitié de la rançon servira à rembourser une dette contractée par le maître. Au n" 1867 il est dit que la rançon de six mines sera payable par annuités d'une demi-mine. Au n° 1909 l'alTranclii s'engage à verser une mine par an pendant treize ans. Le doute n'est guère possible que pour un petit nombre de cas. On se demande par exemple comment de jeunes affranchis auraient pu acquitter les rançons de 400, 500 et 1.000 fr. qui figurent pai-fois dans leurs actes (WF, 26(j, 311, 3j3, 423 ; DI, 2225). Deux j)ersonnes affranchissent un garçonnet moyennant la forte somme de cinq mines, et en même temps l'instituent leur légataire universel; il est probable (pie son prix n'est là (pie pour la forme (Dl, 2178).

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