‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 119 sur 235 · Harpocration, 'Avôpa7roûta-r|; (d'après Lycurgue · texte numérisé non relu

Harpocration, 'Avôpa7roûta-r|; (d'après Lycurgue

5. Plutarque, Vies des X orateurs, Lycurgue, 12 : MrjôcV'. ÈÇcTvat 'AOTjva-'wv [i.r,0£ Twv oîxojvTwv 'AOr[vT)aiv, ÈÀîjOEpov aôjia roi'aaôa'. irri ôouXîia twv àXia/.otjivwv avt'j -fj; Toù' TtpoTe'pou SsaTioTou yvcôfir,;. On a proposé, avec assez de vraiseniblanco, d'intercaler les mots [xrfi\ SoOXov entre àXiTx.oaivwv et avsu.

112 LA main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GRÈCE

l'arbitre du juste et de linjuste; c'est pour lui seul qu'il me faut vivre'. » Il n'avait même pas de nom à lui: il portait celui que son maître lui attribuait, et souvent on se contentait de le désigner par son lieu d'orig-ine : le Lydien, le Syrien, le Phrygien, le Carien-. Comme il appartenait à autrui, il pouvait être vendu, donné, légué par testament, cédé en gage. Il était inhabile à se marier et à créer une famille. S'il cohabitait avec une esclave, qu'il appelait parfois ;( sa femme '^ », c'était là simplement une union de fait, dépourvue de tout caractère juridique, et susceptible d'être rompue au gré du maître^. Si des enfants naissaient, leur père n'avait aucun droit sur eux ; ils étaient envisagés comme les enfants de la mère seule', et à ce titre ils étaient la propriété du maitre de celle-ci. C'est dune façon tout à fait exceptionnelle qu'un esclaA^e était fondé à parler de « son lils'' ».

Dans la pratique cependant on tendit de plus en plus à tempérer la rigueur de la loi. Ainsi la femme esclave gardait fréquemment son enfant auprès d'elle, puisque fréquemment le même acte les alfranchissait '. Il est possible aussi que, lorsque nous voyons un maître accorder la liberté à un homme et à une femme simultanément, ce soit à un ménage servile qu'il octroie cette faveur '^. Un document épigraphique énonce que latlVanchi devra plus tard, à sa majorité, fournir des aliments à son père et k sa mère, s'ils tombent dans le besoin, et cela qu'ils soient restés esclaves ou qu'ils soient devenus libres ; preuve qu'il y avait parfois entre les esclaves des relations de famille, au moins extra-légales •'.

En principe, l'esclave ne possédait rien. Mais il n'était pas rare que son maître le laissât libre de se constituer un petit pécule, et même qu'il lui en procurât les moyens. Ischomachos déclare dans ï Economique de Xénophon que, lorsqu'il est très

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