‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 118 sur 235 · Ibid., I, 23-28. Cf. IJ, p · texte numérisé non relu

Ibid., I, 23-28. Cf. IJ, p

l'esclavage 111

offrît, sous la g'arantie de trois cautions, de prouver que lét^alement il était libre. Il est iDroba])le que partout, s'il y avait un nombre ég-al de témoignages dans Tun et l'autre sens, c'est en faveur de la liberté que le juge était obligé de se prononcer. Quand le vimlex obtenait gain de cause, son client recouvrait ipso facto sa pleine liberté ; il paraît même qu'à Athènes il avait la faculté de réclamer une indemnité à celui qui avait essayé de l'asservir. Quand, au contraire, le vimlex succombait, il devait, a Gortyne, restituer l'esclave à son maître dans les cinq jom-s ; sinon, il s'exposait à payer des dommages-intérêts. A Athènes, il livrait Fesclave ou sa valeur en argent, et versait au Trésor une somme pareille '.

Il était possil)le enfin qu'un individu en état de servitude prétendît établir qu'il était de condition libre. Nous ignorons quelle était la procédure suivie en pareille circonstance. Le seul point bien avéré, c'était la nécessité pour lui de recourir à l'intermédiaire d'un vimlex. 11 y a quelque appare'nce qu'on étendait à cette sorte de procès la règle énoncée ci-dessus; mais ce n est là qu'une conjecture. Nous ne sommes pas mieux renseignés sur la nature de cette Ypa(pY] hzpy.~oovj\>.oXi que l'homme indûment asservi pouvait intenter à son maître'.

La loi pénale mettait des sanctions énergiques au service des propriétaires d'esclaves. En vertu de la législation de Charondas, l'hcmme libre qui volait un esclave devait réparer le dommage au double ■■. A Athènes, on était beaucoup plus sévère, s'il est vrai que le coupable fût puni de mort ^. L'orateur Lycurgue, estimant cette précaution insuffisante, lit voter une loi qui interdisait d'acheter un esclave « sans le consentement du maître antérieur ^. » Cette prescription était peut-être trop rigoureuse pour être observée. Toujours est-il que les vols d'esclaves ne cessèrent jamais d'être fort communs.

L'esclave n'avait pas de personnalité. « Mon maître, dit l'un d'eux dans une comédie, est pour moi la cité, l'asile, la loi,

1. Voir sur tout ceci IJ, I, p. 443-449, et Beauchet, II, p. 513 et suiv.

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