‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 131 sur 235 · Athénée, XII, j). 542 F · texte numérisé non relu

Athénée, XII, j). 542 F

6. PoLYEX, VI, 1, 4 : 0cGx-atva; oaat TZO'.xt'Xr,? xal noXjTsXouç iaÔr^io; ÈjxTrstptav y.%1 zv/j/r,'/ zlyo^. VI, 1, o : Tr,v [xr^-içoL h toï; biwa'. tt^ç TaXaT'.O'JOyi'a; twv Osca- -aivwv è:c'.;j.cXo[jL£vr]v.

7. Xénophon, Économ., VII, 6 : 'Ewpaxuîa b>; ïo-(x taXâaia ôcpa-aivai? 8îôolai. VII, 36 : Kal OTav è'pia eîaêvayO^ aot, È-'.u.£Xr,Tiov o'-wç oie ôeï î[j.(XT'.a yi^v'^i'*''

12i LA main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GRÈCE

les pédag-og^ues, on aura une idée de la diversité des fonctions dévolues aux esclaves dans les familles riches. « Use des esclaves comme des membres du corps, un pour chaque chose », disait Démocrite ', et beaucoup mettaient cette maxime en pratique. De là un g^aspillage extraordinaire de main-d'œuvre. Le Phocidien Mnason ne possédait pas moins de mille esclaves 2. Le Sybarite Smindyridès en amena autant à la cour du tyran de Sicyone Glisthène-^. Platon parle d'individus qui en ont cinquante et plus, mais sans spécifier de quelle catég-orie d'esclaves il s'agit^. Aristote était d'avis « qu'un grand nombre de valets servent quelquefois moins bien qu'un nombre moindre •• », et pourtant il avait neuf esclaves des deux sexes, outre les enfants". Platon alïranchit une femme par testament, et laissa quatre esclaves à ses héritiers '. Théophraste en affranchit cinq, dont trois immédiatement, et deux après un délai de quatre ans ; il en légua trois autres, et il prescrivit de vendre le neuvième^. Le philosophe Straton en énumère sept dans l'acte qui énonce ses dernières volontés 9, et Lykon en nomme douze dans le sien '•'. L opulent Midias avait une foule de servantes, et quand il allait se promener à l'Ag-ora, il était escorté de trois ou quatre valets de pied". Un client de Lysias, qui n'avait qu'un enfant nourri par sa femme, entretenait peut-être chez lui une cuisinière, une bonne et une femme de chambre '-. Ciron, dont toute la fortune montait à une vingtaine de mille francs, plus de l'arguent placé, avait à peu prèsleinême personnel'^. Démosthène signale un Athénien pourvu d'un esclave mâle et de deux sortes de servantes, les unes qui

1. Stobée, LXII, 4'j : Oly.hr^'jv^ w; tj.ip£ai toj iy.r['JiOi "/pw, àX/,eo 7:poç aXXo.

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