‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 132 sur 235 · IsÉE, VIII, 35 : Ayo SspaTzaîva; xai Tîatoisy.rjV · texte numérisé non relu

IsÉE, VIII, 35 : Ayo SspaTzaîva; xai Tîatoisy.rjV

FORMES DIVliRSKS DO TRAVAIL SERVI LlO l2o

travaillaient au premier étag-e, les autres qui étaient occupées au rez-de-chaussée '. Un texte de Lysias prouve combien lusage des esclaves domestiques était g-énéral. Un homme se défendait en ces termes contre une dénonciation de ses gens. « La cause présente est commune k tous les habitants de la cité. Je ne suis pas seul à avoir des serviteurs ; tous en ont aussi, qui songeront à mériter la liberté, non par de bons offices rendus à leurs maîtres, mais par des calomnies dirigées contre eux ' ». Il fallait être bien pauvre pour se servir soi-même, etlon voyait des individus dans l'embarras s'offrir le luxe d'un ou de plusieurs esclaves '^. Le faux ménage composé de Stéphanos, de Néaera et de trois enfants de celle-ci avait besoin d'un domestique mâle et de deux servantes, quoiqu'il vécut dans la gène ^. Xénophane de Golophon se plaignait de ne pouvoir nourrir ses deux esclaves, et pourtant il ne songeait i^as à s'en débarrasser -^ Dans le Pliifus d'Aristophane, Chrémvlos dit qu'il est pauvre et malheureux ; et à qui le dit-il ? à Carion, un de ses serviteurs ^'.

Les actes d'affranchissement qui nous sont parvenus en si grande abondance ne nous apprennent rien sur le nombre des esclaves qu'on employait dans chaque ménage ; ils ne nous fournissent d'utiles données que sur la proportion des deux sexes. C'est ainsi que dans le recueil de Wescher et Foucart on relève les noms de deux cent quatre-vingt-deux femmes contre cent soixantedix-huit hommes^. Dans une autre collection de documents similaires on compte trente-trois hommes et soixante-cinq femmes '^. Ces chiffres confirment en gros les témoignages des auteurs, sauf qu'ils réduisent la prépondérance attribuée par ces derniers à l'élément féminin.

1. Démosthène, XLVII, 52 : riaioa S'.âzovov. o3 : Toj; oI/Axt.;. 'jC : Aï aàv aXXai 0£pflc;:atvat iv tû -ypyw Tjaav.

2. Lysias, V, 5 : "A?iov oi [xoi oo/.v. slvat ou to'jtmv lotov fjyïï'jOat xôv àvwvx, àXXà xoivov à-âvTfov toiv Iv T^ tzo'Xîi' oj yàp tojto'.; [J.ovoi; iWi 0£pâ-ovT3;, àXÀà ■/.%<. ToT; aXXot; à-aaiv.

3. Aristote, Politique^ VII, ;i, 13 : Toî; yàp àjzo'poi; àvséyzT; /pfjaGa'. /.a! Y'jvai?'. y.al t.t.'.'jVi wd-jp àx.oXoûOot; oià t/jv àoojXtav. Dion Chrysostome, XV, p. 264 (Dindorf).

Page 1