Aristophane, Plutus
T. Je laisse de côté trenle-({uatrc enfants.
8. BCII, XXII, p. 9 et suiv. Il y a de plus quatorze petits garçons et dixneuf petites filles.
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Le maître déléguait habituellement à sa femme ladministration de sa maison K C'était elle par conséquent qui dirigeait ses esclaves, soit seule, soit avec le concours d'un intendant ou d'une gouvernante 2. Presque toujours ceux-ci étaient eux-mêmes des esclaves 3, d'abord parce qu'ils inspiraient ainsi plus de confiance, et en outre parce que les personnes libres avaient quelque répugnance pour ces sortes de fonctions '*. La maitresse du logis devait donner l'exemple de l'activité. On voulait qu'elle se levât la première, à la pointe du jour, et qu'elle éveillât tout son monde •', qu'elle eût l'œil à la boulangerie, à la cuisine, aux provisions, à l'atelier de tissage, qu'elle s'assît au milieu de ses servantes pour participer à leur besogne •'.
Parfois on achetait des esclaves déjà expérimentés. Quand on les recevait un peu novices, on était obligé de les former soimême. Quelques-uns les envoûtaient peut-être en apprentissage. Aristote cite notamment un Sjracusain qui se chargeait de leur enseigner à prix d argent tous les détails du service domestique ^. Dans une comédie intitulée AcjXooioâffy.aAoç, Phérécrate mettait en scène un individu qui initiait les esclaves aux secrets de l'art culinaire'^. Mais c'est surtout dans la maison du maître, et par ses soins, que l'esclave apprenait son métier. Parmi les occupations qu'Ischomachos conseille à sa femme, il indique celle qui consiste à faire d'une débutante une bonne ouvrière '■^. La femme d'ailleurs avait la faculté d'appeler à son aide pour cette partie de sa tâche les personnes préposées à la surveillance de son intérieur, ou encore un de ses atfranchis '", ou même les meilleurs de ses esclaves. En vovant leurs camarades à l'œuvre, les serviteurs acquéraient la pratique de leur profession.