‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 143 sur 235 · DÉMOSTHÈNli, XX VII · texte numérisé non relu

DÉMOSTHÈNli, XX VII

2. Démosthène, lui, 21 : 'Or.rhi yào ol avGp'ono'. oZ-oi [les esclaves) f] OTwWpav TTptaivTO y] Oipo; [j.icîOorvTO zyJhpi'^%1 ^ àîXXo xt Ttov ttîo'. ysfopyiav ïpyfov àva'.poïvTO, 'ApcOoûito; (leur maître) fjv 6 f')vo'j[i.£voç zal tA'.aOo'jaevo; uT^sp aùiôiv.- L'autour ne dit pas qui touche l'argent, et son silence est ici fort significatif.

3. EscniNE, I, 97 : OixÉra? orijjLtoupyo'jç x^'; a/cuxoxojj.ixfjç xi/vT); èvvÉa rj Siy.a, lov ÉV.a'Jxoî xoûxo) 8û' o^joXobi ànoçopàv ï?îp£, ô 3' f,ya[j.tov xo'j Èpyaaxrjpi'ou Tpt(ô6oXov. Cf. Télés dans Stobée, XLV, 21 ; Or/Axon >xh ot x'j/ovxï; a'jxoù; xps'cpo'jcri, y.aî jjlvtOov XEAO'jat fot; zupîot^.

si le passif était supérieur à l'actif, c'était lui ([ui, de ses deniers, comblait le déficit. Il était donc fondé à contrôler tous leurs actes dans la mesure qu'il lui plaisait, et je suppose qu'en somme il ne leur laissait cpi'une liberté fort précaire. D'ailleurs, il lui était loisible de dissoudre leur société, soit directement en les rappelant chez lui et en leur ordonnant de cesser leur industrie, soit indirectement en les vendant, comme fit Timarque ^

On désirerait savoir dans quelle proportion les esclaves participaient au travail industriel. Malheureusement, pour dresser une pareille statistique, on se heurte à des obstacles insurmontables.

Il faudrait tout d'abord déterminer le chiffre de la population servile dans les différents Etats. Or nous avons vu qu'on n'a le plus souvent abouti sur ce point qu'à des conjectures 2. D'ailleurs, en admettant que les calculs des érudits fussent exacts, il resterait encore à rechercher quels étaient, dans cette masse d'individus, les esclaves d'industrie, et il est visible que dans l'état actuel des documents cette cjuestion ne se prête à aucune réponse précise.

Voici, à mon avis, les seules conclusions qu'ils autorisent.

Les esclaA^es n'étaient jamais patrons ; mais il ne s'ensuit pas qu'ils fussent toujours ouvriers. Beaucoup étaient «-érants, contremaîtres, chefs d'atelier. En tant qu'ouvriers, ils avaient à peu près le monopole du travail des mines. Il est vrai qu'on aperçoit par endroits des hommes libres occupés à l'extraction ou au traitement du minerai ; mais ils sont en très petit nombre, et la main-d'œuvre ici est presque entièrement servile. De même, ce sont des esclaves que les auteurs anciens sig-nalent dans tous les ateliers dont ils parlent. Est-ce ou non l'effet du hasard? Je n'ose me prononcer là-dessus. Par contre, il n'y a point trace d'esclaves dans les comptes de travaux publics, à moins qu'ils se dissimulent sous la qualification un peu vague de salariés ([x'.cOwtoi), ou sous un nom de métier. C'est à peine si l'on constate la présence d'esclaves de l'État sur un chantier d'Eleusis. A Athènes, ils étaient encore employés à la réparation des routes et à la fabrication des monnaies. Enfin, dans le service domestique, il semble que toute la besogne fût faite par les esclaves, et on se rappelle que ce service avait une toute autre extension que chez nous. Les hommes n'en étaient pas totalement exclus ; mais on j affectait de préférence les femmes.

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