‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 152 sur 235 · Ihid · texte numérisé non relu

Ihid

11. La formule de la quittance est : Kx: Tav Ttaiv ï/v. nàaxv.

12. DiOGÈNE L.viJRGE, V, 72 : Arjarj-pîw ^h/ ïXîjOif.(;) -iXat ovti i:s'.T,'j.i zx ÀjTca.

13. WF, 30 : IIoiEOVTa o za OiXif) xat àroToé/ovTa oT; xa (^D-Tf

LKS AFFRANCHIS 1 i3

elle était enfermée dans des limites plus ou moins étroites, qui dépendaient exclusivement du caprice de rall'ranchissant.

Les réserves formulées k ce sujet dans les documents sont extrêmement variées. La plus onéreuse de toutes était celle de la 7:apxj;.ovâ. On entendait par là l'obligation pour l'alfranchi de demeurer auprès du maître ou de telle personne que le maitre désignait. Le terme de ce séjour forcé n était pas toujours connu k l'avance. Il était incertain, quand il était subordonné k un incident éventuel, comme la conclusion d'vm mariage dans la famille du patron '. ou k un événement naturel et nécessaire, dont il était impossible de prévoir la date, comme un décès -. Il y avait des cas où cette période intermédiaire entre la liberté complète et l'esclavage ne durait pas moins de six, huit, et dix ans '^. Il est même k présumer que ce délai était souvent dépassé, quand l'affranchi était soumis k cette servitude, non seulement pendant la vie du maître, mais encore pendant une partie de la vie de son lîls^. Par contre, il pouvait arriver qu'on rompît avant le moment fixé ses derniers liens, soit gratuitement % soit en échange d'une indemnité pécuniaire", soit en lui permettant de se substituer un esclave acheté à ses frais ^.

La T:apa;j.ovâ était parfois une manière de garantir le paiement intégral de la rançon, quand on avait fait crédit à l'alfranchi^. Parfois aussi c'était une charge qui s'ajoutait k la rançon, ou qui même la remplaçait ; lorsqu'elle présentait ce caractère, l'allranclîi, au lieu de payer sa liberté avec de l'argent, la payait avec du travail. Toiit le temps en effet qu'il restait dans la maison de son ancien maître ou de son subrogé, il était contraint de travailler pour lui''. D'ordinaire il remplissait k ses cotés les fonctions

1. WF, 306 : IIxpaasivaToi o£ Ej'tj/oç (l'afTpanchi) -apà S/.o'-av (le maître)... ayp'. o'j xa ô jo; auTOû Wîo's'.Xo; Iv i),'.y.îav ÈX^tov yjvaîzx Àator/.. CIGS, I, .3343 : na&aivaaav ajTj; éw; y.x ■^xii.ti'jV..

2. WF, 24, 29, 38, 50," 51, 34, 56, 61, etc. CIGS, III, 349; BCH, XVII, p. 451 ; DI, 3599; Michel, 1390 B.

3. Six ans (WF, 158j, huit ans (167, 313, 350), dix ans (99, 146; CIGS, I, 3083; DI, 2209).

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