‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 155 sur 235 · WF · texte numérisé non relu

WF

8. DI, 2216 : Ivjpta ïaTw Ntxaaw ijLaa-iyouaa xal SiSeïaa xal aXXo o xa 0£Xr,i

TTO'.oiïcia. 211)6. On répète à satiété que le maître en ce cas sera àvjno'otxoç -âaa; ot'xa; xal Çaai'a; (^^'F, 60).

9. WF, 58 : nXiv ;x)i -wXrjWTfo. 134, DI, 2158, 21.^9, 2163, 2186, 2189,

IJ'^S AFFRANCHIS 1 io

petit noml)ro d'actes. Je crois pourtant, avec M. Foucart, qu'elle était partout sous-entendue ; sans quoi la liberté de ralfranchi aurait été un peu trop à la merci des caprices du maître. Un acte énonce que ratl'ranclii sera châtié « comme une personne libre ' », cest-à-dire avec les atténuations que comporte cette qualité. Plusieurs refusent au maître la faculté d'apprécier à lui seul si la conduite de l'allVanchi est ou non (( sans reproches » ; quand il y a contestation sur ce point, on s'en remet à la décision de trois arbitres '^.

Le maître enfin pouvait, sinon dépoviiller l'allVanchi de ses biens pendant la vie de ce dernier, du moins en régler le sort après sa mort. Voici une femme à qui l'on confère d'emblée la plénitude de la liberté. Si elle meurt sans enfants, tout ce qu'elle possède reviendra à son maître et, par une conséquence logique, on lui défend de rien aliéner de son vivant. lien sera de même de ses enfants, s'ils meurent sans postérité''. Cette incapacité n'était point particulière aux femmes, elle s'étendait aussi aux hommes''. Dans certains cas, les droits du maître à la succession de l'alfranchi dépourvu d'enfants sont également reconnus à ses héritiers i. C'est seulement quand l'alfranchi a une famille, que le maître cesse d'élever des prétentions sur son avoir ; encore exige-t-on que les enfants soient nés depuis le jour où l'esclavage a cessé ''. On ne veut pas non plus que l'alfranchi s'en procure par l'adoption^. S'il lui arrive d'enfreindre ces dispositions, l'acte est nul, et parfois même l'alfranchissement est révoqué'^.

Quelques individus cependant se montraient moins intéressés. Ainsi Cléon déclare que l'affranchi Nicanor « sera le maître absolu de tous ses biens •' » ; ce qui implique forcément le droit

1. WF, 49 : K'Jpto; ïi-:'» Apo'ijLrov i-'.T'.airov Sojypova Tp07:o)t roi OÉXoi ok iXvj- Gspa.

Page 1