Vpir Clerc, Les métèques athéniens, p. 193 et suiv
b. Ce travail a été fait par Clerc dans une étude ([ui a pour titre : De la condition des étrangers domiciliés dans les différentes cités grecques [Revue des Universités du Midi, Année 1898).
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depuis le début du iV siècle jusqu'à l'Empire romain, environ i.l68 épitàphes de citoyens et 760 d'étrangers'. Cette statistique ne nous indique pas l'exacte proportion qui existait entre ces deux eatég-ories d iiabitants, car il y a une large part de hasard dans les découvertes épigraphiques; mais elle nous autorise à afïirmer que les étrangers foisonnaient en Attique. Un renseignement beaucoup plus précis est celui qui émane de l'historien Ctésiclès. Il nous raconte qu'un recensement otîiciel opéré pendant l'administration de Démétrios de Phalère (317- 307 av. J.-C.) accusa la présence de 21.000 citoyens et de 10.000 métèques ou affranchis-; ce qui induit à penser qu'il y avait en tout iO.OOO métèques contre 84.000 citoyens, du moins si l'on calcule que chaque famille comprenait en moyenne quatre personnes.
Lépigraphie rhodienne al)onde en épitàphes d'étrangers •% et il est probable que beaucoup d entre eux étaient lixés dans lile. Diodore d'ailleurs mentionne une circonstance, en 30o, où cette classe fournit spontanément mille soldats, alors que les citoyens, tous astreints au service militaire, en fournissaient six mille'*. Lorsque Alexandre assiégea Thèbes, les métèques, unis aux esclaves qu'on affranchit et aux bannis qu'on rappela, suffirent pour garder les remparts, tandis que les citoyens allaient combattre au dehors les Macédoniens -^ En 388, dans une attaque que les Athéniens dirigèrent contre Egine, celle-ci perdit deux cents étrangers, métèques et matelots, et seulement cent cinquante citoyens '\ A Tégée, il se peut qu au u*" siècle avant notre ère les métèques comparés aux citoyens fussent dans le rapport de 1 à 3 1/2 ". Une petite ville d'Achaïe créa une fois cinquante-deux nouveaux citoyens, qui devaient être sinon en totalité, du moins pour la plupart, des étrangers^. Cent soixanteseize habitants de Pharsale reçurent la même récompense, « pour avoir participé aux affaires de la cité, comme s'ils étaient citoyens d'origine, et partagé ses périls de guerre avec un entier dévoue-
1. Aux chiffres relevés par Clerc [Les métèques alhéniens, p. 379) il faut joindre ceux que fournit le CIA, IV, 2, 1682 b et suiv.