AM, XI, p. 47 et sulv., p. b
3. Michel, 247. Je suppose que les mots Iv Aî-oAîai olzwv se rapportent à Socratès et à Alexeinidès.
4. Papers of the American School al Alhcns, VI, p. TI-73. U. DI, 331U, 3528.
tOO LA MAIN-D*ŒUVKË IN'DI*STR1ELLË DANS l'aNGIENNE GHÈCIiI
L'interdiction qui était faite aux étrang-ers de posséder des immeubles et d'exploiter le sol autrement qu'en qualité de fermiers ou d'ouvriers agricoles les vouait principalement au commerce et à l'industrie.
Hors de l'Attique, beaucoup devenaient entrepreneurs. Tel fut ce Gliaeréphanès, de Mégare ou d'Andros, (pii se chargea de dessécher un marais près d'Erétrie^. Le Chalcidien Cratès commença en Béotie, au lac Copaïs, une opération semblable, qu'il fallut interrompre '-. Kanon de Thespies se fit adjuger la construction d'un édifice sacré à Délos •'. Dans la même île, Peisiboulos de Paros, Xénophanès et Nikon de Sjros, Théophantos de Carystos, Alexiclès de Sériphos, Ameinonicos de Thèbes exécutent des travaux de menuiserie, de charpente et de maçonnerie^. A Hermione ce sont des Argiens, des Corinthiens, des Mégariens, des Lpidauriens et des Sicyoniens qu'on emploie ■'. Parmi les entrepreneurs du temple d'Epidaure on remarque plusieurs Corinthiens, trois Argiens, un Stymphalien et un Cretois "J. A Delphes, pour bâtir un portique, on s'adressa à quatre Argiens, un Tégéate et un Athénien ~. Un charpentier de Trikka fabrique et met en place les portes du sanctuaire de Kora*^. Des Corinthiens, des Béotiens, un Sicyonien, un Argien et un Athénien extraient et transportent des pierres, taillent des colonnes et sculptent des motifs d'ornement ■'. Dans un autre compte de dépenses, ce sont des Tégéates, un Béotien, un Corinthien et un Argien, que nous voyons à l'œuvre "•. Les textes où nous puisons ces renseignements ne remontent pas très haut, pour la plupart; mais l'usage d'affermer à des étrangers ces sortes de travaux est bien plus ancien. Le