‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 168 sur 235 · Revue lie philologie, 1899, p · texte numérisé non relu

Revue lie philologie, 1899, p

9. CIGS, I, 123, 127, 135, 143, Kir., 162. 10. Ibiil., .j80, 1566,1570, 1572.

M. CIG, 1925 h.

LE TUAVAIL I.llîHi: ioî)

Kythiios un Sidonien^, à Pagasae en Tliessalie des Cretois, un Cal\ ninien el une l']pidaurienne -, en Etoile un Cnidien-'".

On était surtout attiré vers les villes qui avaient des relations étendues et qui olFraient aux oisifs un séjour agréable, aux travailleurs des moyens variés de gagner leur vie ou de s'enrichir. Les grandes places commerciales et industrielles avaient par suite un caractère cosmopolite. De tous les points de l'horizon afïluaient des immigrants en quête de plaisirs ou d'occupations lucratives; ils arrivaient en masse, même des pays barbares. A Erétrie vécurent des natifs d'Héraclée, de Cassandreia, de Thèbes et d'Antioche^, à Cnide des individus de Libye, d'Arados, de Myndos, de Soli, de Thrace, de Phrygie, de Selgé, de Séleucie, de Samos et d'Alexandrie -^ Parmi les étrangers qui furent ensevelis en Attique dans le cours des quatre derniers siècles avant notre ère, les inscriptions nous en font connaître quatre-vingtdeux originaires des villes qui portaient le nom d'Héraclée, trente et un de celles qui s appelaient Antioche, trente-cinq du Péloponnèse, trente-trois de Sinope, trente-deux de Milet, trente et un de Thèbes. vingt-six de Béotie, vingt-quatre de Chypre, vingt et un de Perse, d'Assyrie, de Paphlagonie et de Galatié, vingt d'Ephèse, dix-huit de Syrie, seize des villes de la Sicile et de l'Italie méridionale, quinze d'Olynthe et autant de Sicyone, onze d'l']gine et autant d'Egypte, dix de Byzance, neuf de Crète, huit de Lysimachia. huit de Cyrène, huit de Mégare, huit de Macédoine, sept de Thessalie, sept de Samos, etc. Les sources épigraphiques nous permettent de dresser un tableau analogue pour Rhodes. Si l'on néglige les gens de Camiros, lalysos et Lindos, villes situés dans l'île même, on y relève soixante-sept noms pour la Pérée rhodienne, vingt-deux pour Ephèse, dix-neuf pour Carpathos, dix-huit pour Antioche, douze pour Nisyros et autant pour Soli, onze pour Tlos et pour Alexandrie, dix pour Phasélis, six pour Laodicée, cinq pour Selgé, pour Halicarnasse. pour Sardes et Héraclée, quatre pour Cnide, trois pour Cyrène, pour Sinope, pour Syracuse et pour Chypre. Quant aux cités représentées par un ou deux noms, elles s'y rencontrent en nombre très considérable.

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