CIA, II, 143i
9. MoERis,ïlyv£ptOrji 'Attizo!, TJVJ-iafvo'jaat "l']XÀr|V£;. Ciie comédie de Timoclès était intitulée iljvHoiOo'..
168 LA main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GRÈCE
étrangers de passage ; et il est visible qu'il range les artisans parmi les cito3''ens '. Dans une autre comédie, le charcutier reproche au Peuple de se livrer sans réserve aux marchands de lampes, aux tanneurs, aux corrojeurs et aux savetiers"-. Ailleurs le poète nous montre une motion repoussée dans l'assemblée par les campagnards et votée par les ouvriers de la ville, qui sont en majorité ■^. L'esclave Carion annonce aux voisins que Plutus est chez son maître Chrémylos ; tous sont des citoyens, puisqu'ils touchent le triobole ; or il les appelle (( des hommes qui aiment le travail^ ». Il n'y a dans tout ceci rien de fantaisiste; car il résulte d'un texte de Xénophon que l'assemblée du peuple était une réunion de foulons, de cordonniers, d'ouvriers de bâtiment, d'ouvriers en métaux, de laboureurs, de marchands et de brocanteurs^^.
Au reste, nous connaissons par leurs noms un grand nombre d'Athéniens qui pratiquaient les arts manuels.
En voici d'abord qui étaient é^ndemment des patrons : Nausikydès le meunier, qui était assez riche pour suffire à de fréquentes liturgies ; Kyrébos le boulanger, « qui menait une existence large 6 » ; Hyperboles le fabricant de lampes, qui avait une belle fortune"; Cléainetos, le père de Cléon, qui exploitait une tannerie^ ; Anytos, qui avait fait de gros bénétîces dans la même profession 3; le potier Képhalos''^; Eucratès,le vendeur d'étoupes^'; Diitréphès le vannier'' ; Apollodoros qui hérita de son père Pasion une fabrique de boucliers^-^ ; Déméas et Ménon, qui confection-
1. Aristophane, Paix, 296-298 : 'AXk' m "CEwpyoî /.aazopoi /.al Tixiovag Kaî SrjjiioupYOt xai [xaTOizot Kal Çivot y.-x'. vr,7tà)Tai, oeùp' Vx', m -avTï? Xecô.
2. Id., Chevaliers, 738-740 : SauTÔv ôs Xu/vo-wXaiai /.où vsupoppâcpoi; Kal axoTOTO[j.ot; y.%\ pup^oTzwXatdiv B!8w;.