BCH, YI, p
2. CIA, II, 834 b [add.), col. I, 1. 4 : \r\'x'>i''.n'.i Tpo^f,(;) (àviîpâlililv ôiy.(x ïr.-.x xa'i T|(o (i-'.jrotTyi), Tfi(; fj[x£)p(a:) tw àvôp! |||. L. 42, col. II, a; IV, 2, p. 202, col. I, 1. 40.
^■^. CIA, IV, 2, p. 202, col. I, 1. 28 : 'rr.oor\[i.%-.x \AP\\ ivooaai, VV "w à)v(5p!. y.i:fil-x:o'/ Hhh- t>e compte mentionne deux réparations de chaussures, à 2 dr. la paire (II, 834 h, col. II, 1. ;J4; IV, 2, p. 202, col. II, 1. 18), sans que le nombre des chaussures soit indiqué. Ce ne {sont pas évidemment les mêmes que ci-dessus. Je suppose donc que ce sont celles de l'année précédente.
i. Ibid., IV, 2, p. 202, col. I, 1. 2:') ,: 'laâtta 57];j.(ocytou, ivooâc;' APII, èxairio àvopl A)r|-hl-|||. L. 27 : AiyOèpa-. orjaoaio'.;, àvopâjiv APII, r, O'.sOÉpa H-hhlII- 11 nest pas question cette année-là de tuniques ni de coilTures, et nous savons cependant qu'on distribuait aux esclaves des exomides et des bonnets do feutre (Cf. II, 834 c).
ij. On a constaté partout et de tout temps (juc l'esclave travaillait moins que l'homme libre.
G. Redj^'vance d'une obole pour un esclave mineur, dans Xénophon, Rêve-
LES SALÀlllES 191
330 drachmes le coiit réel du travail. Malgré tout, l'avantage- de l'économie restait encore du côté de la main-d'œuvre servilc, puisqu'à la même date le salaire de l'ouvrier libre était au moins d'une drachme et demie par jour. Cette différence se justifie d'elle-même, si l'on réfléchit que l'esclave n'avait point de famille, tandis que 1 artisan devait pourvoir aux besoins de sa femme et de ses enfants, soit seul, soit avec le concours de ses fils, quand ils étaient en état d'exercer un métier.
Le phénomène que nous révèlent les inscriptions attiques se manifeste pareillement dans les documents de Délos. Là, comme à Athènes, le travail de l'esclave revient moins cher que le travail de l'ouvrier libre. Au moment même où Leptinès et Bacchios reçoivent chacun 282 drachmes pour la nourriture pt l'habillement, une joueuse de flûte touche 120 drachmes, plus 20 drachmes peut-être pour un himation, une boulangère 120 drachmes^ et un sacristain 180 '.
La nécessité où était l'homme libre d'exiger un salaire plus fort que celui de l'esclave détournait souvent de lui les patrons, et l'on se demande comment il se fait ([ue son rival n'ait pas réussi à le supplanter complètement. Est-ce la difïîculté de se procurer autant d'esclaves qu'il en eût fallu pour leur conférer un pareil monopole? Est-ce le souci qu'avait l'Etat, surtout dans les démocraties, de favoriser les artisans libres, même au prix de quelques sacrifices pécuniaires? Quel qu'en soit le motif, il y eut toujours place en Grèce, jusque dans l'industrie privée, pour le travail libre, sans doute parce que sa cherté relative était compensée par d'autres avantages. Il est visible par exemple qu'une foule d'Athéniens étaient de simples ouvriers, comnie le prouve cette réflexion d'Aristophane que si tous les pauvres s'enrichissaient et désertaient les ateliers, tous les objets fabriqués manqueraient k la fois-. L'esclavage déprécia certainement les salaires, mais il ne les amena pas au niveau du prix dont on payait la main-d'œuvre servile. Ce ne fut pas lui seulement qui leur servit de régulateur, ce fut l'ensemble des conditions de la vie.
Bôckh a essayé de déterminer la somme qui était indispensable à une famille athénienne composée de quatre personnes, et il a calculé qu'il fallait au temps de Socrate 39() drachmes pour une
nus, IV, 14-lo, et Hypéride, fr. i;i)) (Didot). Redevance de deux obolcs^pour des corroyeurs, dans Eschine, I, 97.