Michel
:i. BCH, XIV, p. 483.
6. M. Homolle (p. 481) les considère comme des gens de service.
lî)0 LA main-d'œuvre INDUSTRIELLE DANS l'aNCIENNE GRÈCE
rentre dans cette dernière catégorie c'est l'architecte, et son traitement est le même qu'en 20*) et en 279 '.
Il est intéressant de comparer entre eux les prix de la maind'œuvre libre et ceux de la main-d'œuvre servile, pour voir d'abord laquelle des deux était la plus économique, puis dans cpielle mesure elles pouvaient se faire concurrence.
L'esclave était nourri, vêtu et log-é par son maître. Or voici, d'après un document officiel, ce qu'il en coûta à l'Etat pour entretenir les siens en 329. Les frais de nourriture s'élevèrent à 3 oboles par jour, soit 177 drachmes pour l'année de 35i- jours-. On leur livra en outre une paire de chaussures de 6 drachmes, qui, au moyen d'un double raccommodage, devait durer peutêtre deux ans*', plus un manteau de 18 dr. 1/2 et une peau de chèvre de 4 dr. 1/2, qui peut-être aussi devaient alterner avec la tunique et la coilfure ''. Le total de la dépense annuelle monta donc à 200 drachmes environ, sans parler du logement et des menus frais. Mais à cela il faut ajouter lintérêt représenté par le prix d'achat de l'esclave, et le préjudice infligé à son maître par sa nonchalance habituelle '. et par son inaction forcée quand une raison quelconque le condamnait à chômer. Il est impossible d'évaluer l'un et l'autre ; mais il y avait là en tout cas une charge supplémentaire. Si, au lieu d'acheter un esclave, on se contentait de le louer, on était obligé de verser entre les mains du loueur une redevance comprise entre 00 et 120 drachmes''; ce qui portait à un minimum de 270 ou de