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Eschyle avait conservé le souvenir d'un temps où les hommes « ne savaient pas employer la brique ni le bois pour construire les maisons, et où ils habitaient sous terre, comme des fourmis ^ » Si les premières populations de la Grèce ont traversé cet état de sauvagerie, elles en étaient déjà sorties dans des siècles très reculés. Les découvertes faites en Troade , en Attique, en Béotie, en Argolide et dans quelques îles de la mer E^ée prouvent en efîet qu'à une époque fort lointaine il y avait sur tous ces points une certaine industrie. A Théra,par exemple, on a exhumé des poteries très grossières , qui ont été sûrement fabriquées sur place, des instruments 'de pierre, une scie en cuivre, et des vestig-es de maisons -. A liissarlik, dans les couches les plus profondes de la colline où fut Troie, on a trouvé des ruines de remparts et recueilli beaucoup d'objets de provenance indigène : vases de terre cuite, armes de silex taillé, aiguilles et épingles en os et en corne 3. A Tirynthe, l'établissement le plus ancien a fourni des ébauches d'idoles, ainsi que des poteries mal préparées et mal cuites, qui sont évidemment des produits locaux ''. En Attique, comme en Béotie, les céramistes ont commencé également « par une poterie façonnée à la main,