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SciiLiEMANN, Tirynllic^ chapitre III

4 LA main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GRÈCE

dénuée de toule peinlure, et décorée loul au plus de (juelques traits incisés dans l'argile fraîche ^ »

Cette période de l'industrie hellénique peut être datée approximativement. Les données de la géolog-ie et de l'histoire s'accordent pour fixer vers l'an 2000 avant J.-G. l'éruption volcanique qui détruisit la ville de Théra •'. Partant de ce point de repère chronolog-i(jue, les archéologues font remonter jusqu'à l'année 2500 et même plus haut les origines de la ville primitive d llissarlik, et ils prolongent, d'autre part, bien au delà du cataclvsme de l'an 2000 la fabrication des objets de style théréen. C'est donc, à ce qu'il semble, entre le xxv'' et le xV siècles que s'étend la plus vieille civilisation dont il soit possible de saisir la trace dans le monde grec ^.

On voudrait savoir quelle était la condition des hommes qui se livraient à tous ces travaux. Malheureusement, nous n'avons sur leur compte aucun renseignement. Leurs œuvres sont sous nos yeux ; mais eux-mêmes nous échappent. Nous soujjçonnons seulement qu'ils ne dépassaient guère le niveau intellectuel des Polynésiens ou des Caraïbes^, bien que l'on constate déjà dans les procédés et les outils de Théra un progrès sensible sur ceux d'Hissarlik^.

Avec le xv'' siècle s'ouvre une nouvelle période de trois ou quatre siècles, qu'on nomme la période mycénienne ou égéenne. Ce ne sont plus ici quelques débris que Schliemann et ses successeurs ont arrachés au sol ; ce sont des villes entières qu'ilis ont mises à jour, avec leurs remparts et leurs citadelles, des résidences royales, des tombeaux renfermant encore leurs cadavres, des poteries, des bijoux en nombre infini, des armes, des pièces d'orfèvrerie, des pierres gravées. Il y a eu là pour nous la brusque révélation d'une société riche, prospère, active, qui, d'une extrémité à l'autre de la mer Egée, otlre une véritable

unité.

11 n'entre pas dans notre sujet de décrire et d'apprécier toutes ces trouvailles ; car ce sont les hommes que nous étudions, et

1. PoTTiER, Catalogue des vases antiques du Musée du Louvre, p, 213 et

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