‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 48 sur 235 · Voir p · texte numérisé non relu

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2. DiOGÈNE Laërce, VI, 1,2: "Oti 6 -ovo; àyaûov rs-j'/i'^TT^'yi (Aulisthciie) O'.à TOÙ [AîyâÀoj 'HoazXÉojç.

3. Plutarque prête à Thaïes cette parole : "ApisTov aJTw ooxîïv oIkov èv (o TiXeîa-rjV ay^iv Ttô Ssa-OTT) uyoXrjv k'Çsa-'.v {Banquet des Sept Sages, 12). Socrate disait 071 f, àpyîa àosÀçT) -f,; iXïjOcoîa; ïixi (Eliex, Ilist. var., X, 14. Cf. DioGÈNE, II, 5, 31). Platon estime par-dessus tout celui qui a été élevé iv ÈXs'jOEoîa -i /.xl (jyoX^ {Thééfète, 25). Aiustote, Po///., V, 2, 4 : MàXÀov aip^TÔv tÔ 7/oXâ^£iv -f,; àiyoV.xç. Héuaclide de Po.nt cité par Athénée, XII, p. 512 B : To oï -oviïv oo'jXfov zal xa-îivwv.

airaiblit le corps et enlève à l'àme toute son énerg"ie ; de plus, il empêche l'individu de s'applicpier à son perfectionnement moral et d'acquérir les qualités qui le rendent capable de remplir ses devoirs civiques'. Ils avouent qu'une société ne peut se passer d'industrie, et par conséquent d'artisans ; mais ces artisans, ils les relèguent au dernier degré de l'échelle sociale, et quand' ils n'en font pas des esclaves, ils les excluent en bloc de la cité.

Le pythagoricien Hippodamos, par exemple, distingue dans la république trois catégories de personnes : la première, appelée TÔ 'i^jO'Skij-'.v.i't ^ comprend ceux qui gouvernent ; la seconde, TO è-{x2jpov, est la classe des guerriers ; la troisième, to ^^vauaov, fournit aux autres leurs nio^'ens d'existence. Les deux premières mènent seules une vie libre et indépendante ; la troisième, subdivisée en trois parties, les agriculteurs, les artisans et les commerçants, travaille, produit et obéit-.

Platon se prononce pour une organisation analogue, du moins dans son traité de la République^ qui contient ses rêveries plutôt que ses idées. Partant de ce principe que nul ne fait bien plusieurs besognes dill'érentes '-^^ il veut, lui aussi, qu'il y ait trois classes dans l'Etat, les magistrats, les guerriers et les travailleurs, les magistrats devant se recruter parmi les plus âgés et les plus sages des guerriers^. Les guerriers ne posséderont rien^; le régime de la communauté s'étendra pour eux jusqu'aux femmes et aux enfants''. Les laboureurs, les artisans, tous de condition libre, jouiront du droit de propriété, et pourvoiront aux besoins de la société toute entière". L'hérédité des professions sera la règle. Néanmoins, les magistrats élèveront à la haute classe les meilleurs sujets de la classe inférieure, et rejetteront dans la basse classe ceux qui mériteront de déchoir '^ ; de

1. Platon, Répiihl., VI, p. 493 D. : 'Yr.ô oï twv t£/vwv -t y.al ôr|ij.toupYitov uia-jp Ta atôfiaTa ÀîÀo)5r,vTa'., oCI-t» xaî xàç ({'uyà; cfJY>'.3-/.Xa(î|j.£voi Xc zaï à-otsÔpyij.- [lÉvoi O'.x xà; flavajaîaj xuy/âvoj'Jiv. Xénopiion, Econoni., IV, 2 et 3. Aristote, Polit., V, 2, 1.

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