‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 7 sur 235 · Odyssée, XV, lia et suiv. ; Hérodote, I, l · texte numérisé non relu

Odyssée, XV, lia et suiv. ; Hérodote, I, l

3. Cf. IIelbig dans les Sifzungsherichle der Akad. der Wissenschaften zu Mûnchen, 1890, p. 563-567 ; Revue archéologique, 1895, 11, pi. XIV cl XV.

vice beaucoup d'ouvriers exotiques. Ils devaient les fixer en Grèce, soit en traitant avec eux de gré à g-ré, soit en les ac([aérant comme esclaves ou les enlevant par la piraterie. C'est là une hvpothèse que confirment une foule d'indices, tels que l'appel fait aux Cyclopes de Lycie pour l'érection des murs de Tirvnthe ' , la présence en Béotie et en Arg-olide de Cadmos et de Palamède qui paraissent symboliser le génie inventif de la race phénicienne '^, l'habitude qu'avaient les Tyriens de vendre les captifs de g-uerre aux riverains delà mer Kgée^, la prédilection encore persistante chez les Grecs de l'époque homérique ])0ur les esclaves sidoniennes '% enfin la tendance toute naturelle qui poussa dans la suite la plupart des dynastes helléniques à rechercher les artistes et les artisans du dehors, quand leur cité en était dépourvue.

Ces immig'rants, volontaires ou forcés, trouvaient dans le pays d'utiles auxiliaires. Trop peu nombreux pour tout faire par euxmêmes, ils étaient souvent obligés de recourir ;t la main-d'oeuvre locale. Les travaux d'endiguement et de canalisation (pii furent exécutés au lac Copaïs '% les travaux de construction qui eurent lieu à Athènes, àTirynthe, à Mycènes, à Orchomène, exigeaient la concentration, sur un même point, d'une masse énorme d'ouvriers. 11 en fallait beaucoup pour fabriquer les briques crues qu'on entassait dans les murailles de ce temps-là '\ 11 en fallait encore davantage pour remuer et mettre en place les blocs gigantesques que l'on remarque à Orchomène, au nuir pélasgique d'Athènes, et sur les acropoles de l'Argolide. La carrière avait beau être proche " ; on devine combien de bras étaient

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