‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 72 sur 235 · Ps. -Aristote, Econnni., II, 2, 7 et · texte numérisé non relu

Ps. -Aristote, Econnni., II, 2, 7 et

7. Ibiil., II, 2, 3 : Tfov -i voataaât'ov ttjv zaTaXXayrjv à-£OovT0 |Atà -^cur.i^ri.

8. Ihid., II, 2, 30 : S'Jv=6oyXeua£ tÔv uo'Xi6ôov tov k/. t(ov Aaupt'ojv -apaXa[j.6â-

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quences qu'entraînaient pour le travail industriel de pareilles opérations.

On a soutenu que la ville de Milet « avait érigé la manufacture de ses laines en monopole ' », et Ton s'est fondé pour cela sur une simple phrase de Gicéron. « Je négligerai d'évaluer, dit l'orateur, la quantité de laines publiques que Verres a dérobée aux Milésiens-, » C'est beaucoup se risquer que de conclure de là à l'existence d'un monopole d'Etat. Il est plus naturel de penser que cette cité possédait des troupeaux, et qu'il est question ici de la laine que ce bétail fournissait. On a étendu la même hypothèse à la ville de Laodicée, dont les h;ibitants, d'après Strabon, <( tiraient de leurs laines de beaux profits"^. » Il est clair pourtant que l'auteur vise dans ce passage soit les taxes qui pesaient sur cette denrée '% soit les bénéfices qu'elle donnait aux éleveurs et aux fabricants de tissus.

On a dit aussi qu à Rhodes la fabrication des amphores était un monopole d'Etat, sous prétexte que ces vases portent fréquemment une estampille otTicielle, comme le nom de la cité et celui d'un magistrat éponyme. Mais il se peut que ces marques , aient eu plutôt pour but d attester aux yeux des étrangers la provenance et la date du vin que renfermaient les récipients '.

L'Etat décidait souvent des travaux d'embellissement ou d'utilité publique ; mais ce n'était pas d'ordinaire en vue d'assurer de l'ouvrage aux artisans". Quand Thémistocle, par exemple, créa l'arsenal du Pirée, il ne songeait qu'à la puissance maritime d'Athènes et aux exigences de sa flotte ". Malgré le souci qu'avaient les Rhodiens du bien-être de la classe pauvre, on ne voit pas que leurs chantiers de constructions navales eussent

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1. Marquaudt, Vie privée des Romains, II, p. 108 (tr. franc.).

2. CicÉRON, In Vei'reni, I, 34, HC> : « Quid a Milesiis lanae publicae abstulerit. »

3. Strabon, XII, p. 578 : Ilpoaoos-jovTai Xauxoto; à-' aùttov (xwv Èptwv).

4. Impôt sur la laine à Cos (Michel, 720, 1. 8; Cf. Th. Reinach dans la Revue des études grecques, IV, p. 3G8).

5. Rayet et Coi.Lir.NON, Histoire de la céramique grecque, p. 359-362.

6. Frohberger [De opi/icum apud veteres Grnecos conditione, p. 28, note 94) a cru voir dans Poi.ven, III, S, quelque chose d'analogue à nos ateliers nationaux de 1848. C'est plutôt la mise en i-équisition des citoyens pour fabriquer des armes dans une circonstance pi'cssante.

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