‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 74 sur 235 · Plutarque, Périclès · texte numérisé non relu

Plutarque, Périclès

3. Aristote, Politique, VIII, 9, 4 : "Otzw; 7:pô? -& xaO' TjixÉpav ovTe;

ôtayoXot (i)Tiv sTitoouXEsjeiv.

4. Plutarque, Snlon, 22 : Hpôç rà; rÉyva; £rp£t{/£ toÙç 7:oXtTaç.

ORGAMSATION DE LINDLSTKIE 71

fine et appela du dehors de bons ouvriers '. A Sybaris, on accordait des exemptions d'impôt à quiconque introduisait de la pourpre ou teig'uait les étolFes en rouge'-. Toute expédition victorieuse, en amenant sur le marché une masse d'esclaves qui par suite de leur abondance même se vendaient à vil prix, était pour les industriels une occasion d'accroître ou de renouveler leur personnel servile à peu de frais. Lorsqu'on signait un traité avec un Etat étranger, on stipulait à l'occasion la libre exportation des matières premières qu'il produisait. Nous avons le texte dune convention conclue au début du iv'' siècle entre les habitants de la Ghalcis et le roi de Macédoine Amvntas III ; ce dernier permet à ses alliés de se pourvoir chez lui de poix et de bois de construction -K II n'était pas rare que ce privilège, au lieu d'être octroyé à tous les citoyens d'un même pays, fût restreint à des individus isolés. Le fanfaron de Théophraste se vante d'être en assez bons termes avec Antipater pour avoir obtenu de lui la faveur d'exporter du bois de Macédoine, sans acquitter de droits^. Les villes grecques du Pont-Euxin donnaient fréquemment des licences du même genre \ et ce n'était pas seulement du blé qu'on allait y chercher, c'étaient encore des peaux''. Les trois cités de l'île de Kéos, Carthaea, Corésos et loulis, firent plus : elles accordèrent aux Athéniens l'autorisation exclusive d'exporter de l'île en franchise le vermillon qui leur était indispensable pour leurs meubles et leurs céramiques^. Enfin Aristote estime qu'il est essentiel pour un homme d'État

1. Athénée, XII, p. 540 D : "AÀ:?-'; rpr^ii /.oaariO^vai t7]v Socjxov Otto toO IloXuzpûCTOuç s'.TaYltYOVTOç 7:prJ6aTa ix MiXt^to-j /.t.: Tf,; 'Att'.z%. MîTEaTÉÀXsTO SE xaù

2. Phylarque, fr. 45 : Toù; -f,v ::opî!Jpav -r]v OaXaT-îav pâ7:TovTa; -/.aï -oui staâyovTa; àTîXEt? È-otYjaav.

3. Michel, 5 : 'EfÇlayfoyf; S'ï^to) xaî ;:i'acfr,; y.aî ÇûXfov, ^o)l■/.ooo[M'J-r^pU•)lx 7:âvxoJv, va-jrT]YTi(a)î;xfjjv OÈ -XfjV ÈXaxîvwv, o Tt d.[j. [jlt] to v.ovim ôÉr^Tai, toi-, oï y.oivon xal TO'jTtov êlv iÇayojyrjv, c!-ov-a; 'A|i.ûvTxt -piv IÇayetv, reXIovTa; -a. zHeol ri ycypaji.ijLs'v(a) xal twv aXXoiv.

4. Théophraste, Caract., 23 : A'.Boaî'vr,; ajTtji Ifaywyfî; ?jXo)v à-îXoO;. Cf. Andocide, II, H.

5. Michel, 335 : 'OX6to7:oXïTai ïBfDxav Xaiptysvst MrjTpoSdJpou McaTjjjiSptavwt auTÔ)'. xal izyovot; TrpoHsvîav, ;:oX'.Xc''av, àTÉXsiav jzâvT'ov ypr^aaT'ov tov iv aùro; eîaàyrjt tj £ÇâyT]i, i\ KdLlozq, r] àosXçol olç xoivà rà -atpona, r\ Oêpâ-fov. Cette formule revient souvent dans les décrets similaires.

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