‹ La main-d'œuvre industrielle dans l'ancienne GrèceChapitre 75 sur 235 · CIA, II · texte numérisé non relu

CIA, II

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de connaître c( les objets susceptihles crètre exportés ou importés, alin de former des arrangements diplomatiques avec tels et tels ; » car, ajoute-t-il, « il faut cultiver lamitié des peuples qui peuvent nous être utiles sur ce point ' . » Il est vrai que dans cette phrase il vise surtout les denrées alimentaires ; mais il est manifeste que sa réflexion s'applique également à tout le reste.

Elle montre aussi le lien intime qui existait entre la politique extérieure des Etats grecs et leur production économique. L'exiguïté des cités helléniques les condamnait toutes à être tributaires de l'étranger, d'abord parce quelles trouvaient rarement sur leur territoire une quantité suffisante de matières k élaborer, et en outre parce qu elles consommaient en général beaucoup moins qu'elles ne fabriquaient. Elles étaient donc forcées de s'ouvrir à l'extérieur des marchés d'approvisionnement et des débouchés ''. Pour se ménager cette double clientèle de vendeurs et d'acheteurs, le moyen le plus efficace peut-être était de fonder des colonies. Bien qu'elles fussent le plus souvent indépendantes et que leur liberté commerciale fût illimitée, les colonies avaient une tendance toute naturelle à entretenir des relations d'affaires surtout avec leur métropole, et chacune d'elles, tant par ses envois de matières premières que par ses achats d'objets manufacturés, contribuait à la prospérité industrielle de la mère-patrie. A plus forte raison en était-il ainsi lorsqu'elles lui demeuraient étroitement soumises, comme ce fut le cas des colonies corinthiennes du vu" siècle et des colonies athéniennes du v*^. Il ne paraît pas que les négociants athéniens aient joui d'un traitement de faveur dans les nombreux établissements que leur ville possédait alors sur les côtes de la Méditerranée orientale ; mais il se créa fatalement entre les cités subordonnées et la cité maîtresse un courant régulier de transactions, qui fut pour celle-ci une source de bénéfices. Après les guerres Médiques, Athènes réussit k se former un empire maritime (pii engloba plusieurs centaines de villes. Ici encore les rapports politiques engendrèrent des rapports économiques. L'o])jet de cette confédération était de grouper les forces de la Grèce contre l'ennemi commun, c'est-à-dire la Perse ; mais du même coup Athènes devint la ca})itale industrielle de la mer Egée. Un contemporain remarque que sa domination incontestée

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