II. — CONTROLE DE LA MAIN-D'ŒUVRE AGRICOLE
A mesure qu'une année de guerre venait s'ajouter à la précédente, la tâche des cultivateurs restés à la terre devenait plus difficile, pour ne pas dire insurmontable. Seule l’aide de l'Etat pouvait permettre de maintenir une certaine activité dans la production. Mais quand il fallut mettre cette aide en œuvre, il apparut bien vite que le ministère de l’Agriculture, tel qu’il était organisé en temps de paix, n’était pas préparé à la donner.
Il’ fallut donc créer des organes et des rouages nouveaux : Service de la main-d'œuvre agricole, Service de la motoculture, Service de la production des pommes de terre et des légumes secs, pour n’en citer que quelques-uns. Enfin, pour donner une impulsion méthodique à tout ce mécanisme nouveau et pour assurer la cohésion entre celui-ci et les Services anciens, le ministre de l’Agriculture et du Ravitaillement fil appel à la compétence et à l’autorité de MM. Compère-Morel, Cosnier et Rouzic, qui acceptèrent les fonctions redoutables de commissaires à l'Agriculture. Le Parlement n’hésita pas à leur accorder les crédits nécessaires à l’accomplissement de leur mission. Possédant une plus grande liberté d’action que les bureaux de l’administration centrale, les commissaires à l'Agriculture purent entrer plus directement en rapport avec le monde agricole et apprécier plus
aisément les besoins à satishaire d'extrême urgence. L!
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Une institution ayant rendu aussi de grands services pendant la guerre, c’est l'Office national de la main-d'œuvre
agricole.